Itinéraires gourmands
LA NOUVELLE FAÇON DE VOYAGER
Cette nouvelle formule témoigne de la volonté de Gault & Millau d'offrir un outil pratique aux amoureux des voyages en régions, en quête de saveurs et d'expériences culinaires. Il s'agit désormais d'un guide de tourisme gastronomique dédié aux épicuriens et aux gourmets, curieux de (re)découvrir les trésors que recèlent nos belles provinces françaises. Les enquêteurs et spécialistes Gault&Millau ont ainsi sélectionné sur le terrain les meilleures adresses de restaurants, commerces de bouche, producteurs, hébergements de la région.
Plus de 950 établissements référencés
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restaurants
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artisans
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hôtels
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villes
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itinéraires gourmands
48 heures à Valence
« Si t’es pas content, t’as qu’à aller manger chez Pic ! » disaient à Valence les mamans à leurs enfants qui rechignaient à finir leur assiette. Peut-être le disent-elles toujours, tant cette maison fait partie de la vie des Valentinois, quand bien même ils n’y ont jamais mis les pieds.
48 heures à Beaune
La cité bourguignonne a traversé les siècles sans perdre ni son charme ni son identité. Petite ville prospère dont la simple évocation fait rêver les amateurs de bouteilles du monde entier, elle flotte comme une île au cœur d’un océan de parcelles aux noms poétiques. Hors les murs, c’est œnotourisme à toutes les sauces. Intramuros, il s’agit de slalomer entre négociants et bars à vin pour atteindre le Graal : les hospices de Beaune, temple de la charité, berceau du gothique et théâtre de folles enchères.
48 heures le long de la Loue
Dans les années 1960 – que l’on pourrait facilement nommer, pour parodier les États-Unis de 1920 à 1929, les « roaring sixties » –, on glorifiait autant la bagnole que les pique-niques bien arrosés. Tout cela faisait d’excellents Français, la mortalité sur les routes était indécente, et quand vous passiez dans la région d’Arbois, vous ne pouviez manquer les grands panneaux exposés par un important vigneron négociant de la région qui proclamaient, avec le dessin d’une voiture proche de l’embardée : « Les vins H…, plus on en boit, plus on va droit. »
48 heures le long du Serein
Chablis. Les œnophiles lèvent leurs verres, les gourmands tendent leur broche pour attraper l’andouillette qui tourne sur la rôtissoire. La simple évocation du nom de Chablis fait saliver dans toute la France. Et de Quimper à Menton, on ne peut guère rester indifférent lorsqu’une carte de restaurant affiche : « andouillette à la chablisienne ».
48 heures à Belle-Île-en-Mer
C’est la plus étendue des 15 îles du Ponant… et la plus prisée des îles bretonnes. Pour éviter les foules un peu trop compressées, Belle-Île se découvrira mieux avant ou après l’été, en mai, juin ou septembre, pour admirer cette nature remarquable avec le privilège de l’avoir juste pour soi.
48 heures à Saint-Malo
Si la cité corsaire a fondé en grande partie sa réputation sur ses célèbres remparts du XIIe siècle, Saint-Malo n’est pas qu’une ville fortifiée. Elle a tout autant à offrir hors les murs. Paramé, Rothéneuf ou encore Saint-Servan sont des exemples de quartiers en pleine expansion, où les monuments historiques, la culture, mais aussi la gastronomie se développent à vitesse grand V.
48 heures à Chartres, sur les chemins de Péguy et de Proust
Chartres, à une heure de Paris – ou éventuellement deux selon l’heure et l’endroit de la capitale dont vous partez –, est une destination facile et majeure. Pour le charme de son quartier ancien, pour son animation commerciale avec beaucoup de bonnes boutiques de bouche, pour ses belles tables, nombreuses en densité pour une préfecture de moins de 40 000 habitants, et bien sûr pour sa célèbre cathédrale gothique du XIIIe siècle, qui émerge à des dizaines de kilomètres à la ronde des plaines à blé de la Beauce.
48 heures à Saumur, terroir de vins
Bercée par la Loire qui semble imposer son rythme, tantôt nonchalant, tantôt fougueux, Saumur est aussi une appellation d’origine contrôlée pour des blancs et des rouges à (re)découvrir. Une ville dont on explore les terroirs, dont on goûte les vins, en suivant les traces des Vignobles Edonis.
3 jours sur la Route des Vins
Si la route des Vins d’Alsace commence officiellement à Marlenheim pour descendre vers le sud, la suivre à partir d’Obernai constitue une belle entrée en matière. Jusqu’à Dambach-la-Ville, cette portion offre ce qu’il faut en vignes, châteaux, winstubs et maisons à pans de bois pour saisir l’essence de ce mythique itinéraire.
48 heures à Charleville-Mézières et la vallée de la Meuse
Charleville, attaché à Mézières qui la jouxte, est la préfecture d’un des plus beaux départements de France, les Ardennes, riches d’une nature prodigieuse avec cette immense forêt d’Ardenne qui en couvre une bonne partie et s’étend en Belgique, au Luxembourg et jusqu’en Allemagne. Ce massif profond et magnifique, qui se love dans les méandres du fleuve, inspire bien des contes et des mystères.
48 heures à Metz
Aussi proche de Paris que de Francfort, Metz est devenu un véritable carrefour européen. Érigé en 2010, le Centre Pompidou-Metz, premier exemple de décentralisation d’un établissement public culturel national, a redéfini l’identité urbaine de cette ville aux influences romaines et médiévales.
48 heures en Côte d’Opale
Des falaises de craie bordées de pâturages d’un vert chatoyant et d’une mer aux reflets irisés, des stations balnéaires ancestrales, comme figées dans le temps, ou en pleine effervescence, de jeunes tables ou des toques expertes, mais toutes animées d’une même envie de faire bouger les lignes… Virée lumineuse en Côte d’Opale.
48 heures À Caen
Dans le Calvados, la ville de Guillaume le Conquérant et de Mathilde de Flandre a des airs de campagne à la mer. Entre l’Orne et la Manche, Caen offre une jolie échappée à travers son centre aux ruelles médiévales, son patrimoine Renaissance et ses bâtiments de l’après-guerre. L’âme résolument étudiante, elle s’apprête à fêter son millénaire en 2025.
48 heures dans le pays d’Auge
Le Japon vénère le sakura, le cerisier en fleurs qui est un véritable emblème dont s’inspire la gastronomie, dans les recettes comme dans le dressage des assiettes. La Normandie a ses pommiers et, comme au pied du mont Fuji, offre au printemps un spectacle magnifique. La carte postale idéale se situe au cœur du pays d’Auge : des prairies inondées de lumière blanche, le ciel bleu mangé d’un feu d’artifice floral, l’herbe verte, les vaches normandes à la robe blanc et brun paissant dans le bonheur...
48 heures à Carcassonne
Carcassonne a deux visages. Du haut de sa colline et de ses 2 500 ans, la cité surplombe le canal du Midi. Classée à l’Unesco, c’est une machine à remonter le temps qui s’enorgueillit d’être l’un des plus grands ensembles médiévaux aussi bien conservés en Europe. À ses pieds, la ville basse déploie un urbanisme en damier où il fait bon se balader.
Une journée en Andorre
Andorre, si près, si loin. Chaque jour, des autocars déversent des touristes venus de toute la France dans cette minuscule enclave pyrénéenne. Chaque jour, des frontaliers venus d’Ariège ou des Pyrénées‑Orientales font le trajet aller-retour par le Pas de la Case ou par La Seu d’Urgell. Les premiers se dispersent dans les allées piétonnes des Escaldes pour acheter les cigarettes, les parfums et produits de soin détaxés, les seconds remplissent leur réservoir.
48 heures à Montreuil
Si les plus vieilles évocations de Montreuil remontent au VIIIe siècle, lorsque le roi Thierry IV fit la donation du « petit monastère » (Monasteriolum), et que l’on connaît sur place quelques artefacts remontant au néolithique, c’est avant tout son histoire récente qui concentre l’essence de la ville, elle qui est à la fois si proche et pourtant si distincte de la capitale.
48 heures à Rueil-Malmaison
Près de Paris, Rueil-Malmaison a le goût de la campagne et des bois. La ville invite aux balades en bord de Seine et dans sa forêt domaniale de 180 hectares. Elle encourage aussi à chausser les bottes de Napoléon pour remonter le temps et regarder vers le futur. Avis aux férus d’histoire !
48 heures au Gros Caillou
Entre ses ambassades et consulats, ce quartier du 7e arrondissement fait une figure un peu guindée. Les salons bourgeois à l’ambiance de velours y côtoient pourtant la gouaille de certains Parigots. Comment pourrait-il en être autrement ? La tour Eiffel, symbole de Paris, domine le Gros Caillou.
48 heures à Saint-Rémy-de-Provence
Dans les années 1980, la gentry, qui avait depuis longtemps laissé la Côte d’Azur aux jet-setters et aux campeurs, se partageait entre l’île de Ré et le Luberon. Selon la CSP, la culture et les médias se dirigeaient plutôt vers l’Atlantique, les libéraux et le Medef, plutôt près des Bories. Gordes et Bonnieux étaient les lovely places, celles où il fallait avoir sa piscine cachée près des mas rustiques chics disséminés au pied des villages perchés.