Meilleurs restaurants à Strasbourg
Où bien manger à Strasbourg ? Découvrez notre sélection Gault&Millau des meilleures tables alsaciennes, des institutions aux jeunes chefs qui montent.
Où dîner ce soir à Strasbourg ? La question paraît simple et pourtant, entre les institutions classées, les jeunes chefs qui bousculent les codes et les adresses à prix doux qu'on voudrait garder secrètes, il y a de quoi hésiter. La capitale alsacienne aligne aujourd'hui quatre tables à 3 toques, six à 2 toques, et plus d'une centaine d'adresses référencées dans notre sélection complète. Voici les dix que nous retenons cette année, et surtout quelques pistes pour trouver celle qui vous ressemble.
Quatre tables à 3 toques : le sommet strasbourgeois

Peu de villes en France alignent quatre adresses notées 15/20. Strasbourg y parvient avec des signatures qui n'ont presque rien en commun. À Au Crocodile, institution retrouvée rue de l'Outre, Romain Brillat cisèle un tartare de chevreuil à la quetsche fermentée qui vaut le voyage. On vous laisse découvrir la suite sur la fiche.
Au parc de l'Orangerie, le Buerehiesel joue la carte de la maturité rassurante : Eric Westermann trace sa propre voie dans l'ombre d'un père emblématique, sous une verrière qui reste l'une des plus belles vues de table en Alsace.
Face au palais Rohan, le 1741 est l'adresse du feutre et du palace : Jérémy Page, formé chez Joël Robuchon, marie produits nobles et paysans avec une précision rare. Pour le contre-pied total, poussez la porte de de:ja : David Degoursy et Jeanne Satori y portent une cuisine nordique engagée, naturelle, quasi narrative, à mille lieues de ce qu'on attend d'une table alsacienne, et pourtant profondément ancrée dans le terroir.
Quatre tables, quatre façons d'incarner l'excellence : à vous de choisir laquelle vous tente.
Le duel des classiques : Scheer contre La Casserole

©Lucas Muller
Deux tables, deux nouveaux chapitres. Au quai Mullenheim, Guillaume Scheer s'est installé au printemps 2025 dans l'ancienne maison Ysehuet avec Les Plaisirs Gourmands : classicisme contemporain, exécution d'une précision remarquable, carte qu'on aimerait voir oser davantage. En salle, la sommelière Emmanuelle Thierset est l'un des vrais atouts de la maison.
Rue des Juifs, La Casserole a elle aussi écrit un nouveau chapitre. Pour les dix ans de la maison, Kevin Stroh, formé à la Villa René Lalique, insuffle un vent de fraîcheur. Cave impressionnante, 36 blancs et 47 rouges au verre, hospitalité soignée par Cédric Kuster. Deux tables, deux réponses à la même question : comment être classique aujourd'hui ?
Focus : Les Funambules, la grande cuisine à portée de tous

C'est l'adresse qu'on se refile entre amis. Rue Geiler, Guillaume Besson, passé par Richard Coutanceau et par Au Crocodile, propose chez Les Funambules une vraie gastronomie à portée des petites bourses : formule déjeuner à 38 €, menu à 42 € qui laisse déjà entrevoir la technique d'un chef formé aux grandes maisons.
En pâtisserie, Claire Andreux compose la finale : goûtez la mousse cappuccino au cœur praliné-cacahuète avant d'en juger. Pour ceux qui veulent aller plus loin, les menus dégustation du soir (75 € et 95 €) valent le détour. C'est l'une de ces adresses qui prouvent qu'on peut cocher toutes les cases de l'exigence sans exiger le ticket d'un trois-toques. Pour d'autres pépites à prix juste, fouillez les autres adresses du guide.
Trois voyages, trois façons de dîner à Strasbourg

Certaines adresses se choisissent autant pour leur cuisine que pour ce qu'elles racontent. Rue des Dentelles, Umami trace son chemin depuis plus de quinze ans. René Fieger y revisite l'Asie avec une régularité qui force le respect : tataki de thon rouge, ravioles au gochujang, et un rare menu végétarien à 75 € pour ceux qui cherchent ailleurs.
À deux pas, petite rue des Dentelles, Ondine prend le parti de la nature. Ancienne cheffe du Botaniste et titulaire d'une thèse, Noémie d'Hooge travaille en tandem avec Marin Rémy, passé par le Frantzen à Stockholm. Menus-surprises à 69 € et 98 €, accords mets et vins sur demande, engagement écoresponsable assumé. Pas la bonne adresse si vous voulez commander à la carte ; exactement la bonne si vous voulez vous laisser porter.
Changement complet de décor rue des Glacières : la Brasserie des Haras occupe une ancienne écurie royale de 1756, classée monument historique. Le chef François Baur y défend un éclectisme assumé, de l'épaule d'agneau Allaiton de l'Aveyron aux plats plus internationaux, tandis que la pâtissière Tinh Tran signe l'une des plus belles tartelettes aux agrumes de la ville. Pour un déjeuner de famille ou un dîner un peu solennel, difficile de trouver mieux.
Et si vous partiez plus loin ?
Strasbourg est un point de départ, pas une destination unique. Pour pousser l'exploration au-delà des dix adresses retenues ici, plongez dans l'intégralité de notre sélection strasbourgeoise. En restant proche, La Wantzenau compte huit tables référencées à quelques kilomètres au nord, parfaites pour une escapade dominicale. Plus au sud, sur la Route des Vins, Obernai aligne à elle seule vingt-deux adresses, et les villages comme Barr ou Ottrott cachent des étapes viticoles remarquables.
Pour l'ensemble du département, rendez-vous dans les tables du Bas-Rhin ; en traversant vers Colmar et Mulhouse, le Haut-Rhin s'ouvre ; et plus largement le Grand Est pour Nancy, Metz ou Reims. Et si c'est un chef en particulier qui vous intrigue, chaque fiche people du guide retrace son parcours, ses maisons précédentes et ses actualités. Bonne table.