Ces tables où s’offrir un menu dégustation sans dépasser 100 €
Profiter d’un menu dégustation sans dépasser les 100 €, c’est possible. Voici dix tables où la gastronomie reste accessible.
La Ruche, à Gambais
Dans cet ancien relais de poste de 1850 entouré de haras, au cœur des Yvelines, Cybèle et Franck Idelot proposent une maison de campagne où la gastronomie est connectée au vivant. Elle en cuisine, lui aux accords liquides, le duo construit une expérience pensée autour d’un potager de 2 000 m² et d’une serre non chauffée : légumes, fruits et même certaines épices comme les baies de Sichuan y sont cultivés sur place. Le menu dégustation déroule une cuisine très végétale et aboutie — ravioles de chou-rave cru, boissons de levain, fermentations au koji ou au sapin, élixirs de sarrasin. Une proposition sans alcool, chose rare, particulièrement réussie.
En dessert, la cheffe pousse la réflexion avec un « faux cacao » reproduisant les saveurs du chocolat, du café et de la vanille… uniquement à partir de produits du jardin.
- Menu dégustation : 7 temps à 95 €
- Où ? 251 avenue de Neuville, Les Pideaux, 78950 Gambais
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La Maltacina, à Saint-Théoffrey
En Matheysine, vallée iséroise méconnue des touristes, le chef Kévin Mangione a fait le pari d’ouvrir une table gastronomique qui cuisine son territoire. Ici, tous les produits proviennent d’un rayon de 100 km autour du restaurant. Et même la vaisselle a été réalisée à quelques mètres de là, par l’atelier Poterie Élémenterres.
Le menu dégustation en huit temps (89 €) déroule une cuisine principalement végétale, construite autour des produits de saison et des producteurs locaux, et travaillée avec originalité. Des pois chiches travaillés en guimauve, carottes et agrumes des Champs-sur-Drac, aux champignons de Saint-Martin-d’Hères – pleurotes et shiitakés – en tartelette avec un praliné noisette, tout est juste et parfaitement équilibré. Le pain au levain maison, accompagné d’un beurre parfumé à l’aspérule odorante, puis les courgettes à l’émulsion d’agastache anisée, le chou-fleur cuit au lait avec une feuille de poivrier de Sichuan de Vars poursuivent ce chemin fait d’étonnements et de gourmandises. Une table mémorable et engagée, une destination à elle seule.
- Menu dégustation : 8 temps à 89 €
- Où ? 443 route du 45‘ parallèle, 38119 Saint-Théoffrey
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La Table de Colette, à Paris 5e
À quelques pas du Panthéon, La Table de Colette défend une gastronomie engagée avec exigence et précision. Depuis 2019, le chef Josselin Marie (Jeune Talent Gault&Millau 2021) développe une cuisine principalement végétale, nourrie par son enfance bretonne et son parcours dans les grandes maisons parisiennes. Légumes au cœur de l’assiette, produits issus de semences paysannes, zéro gaspillage : une démarche cohérente, récompensée par le prix « restaurant le plus engagé 2024 » remis par Écotable. Une cuisine gourmande et lisible, à des prix tenus au regard de la qualité et du quartier.
- Menu dégustation : 7 temps à 99 €
- Où ? 17 rue Laplace, 75005 Paris
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Baieta, à Paris 5e
Dans le quartier Cardinal-Lemoine, à deux pas de la Seine, de l’Institut du monde arabe et de Notre-Dame, Baieta est l’adresse de la cheffe Julia Sedefdjian, révélée très tôt sur la scène gastronomique française. Elle y propose une lecture contemporaine de la cuisine niçoise : une cuisine identitaire, assumée, mais travaillée avec précision et modernité, où certains plats devenus signatures ne bougent plus de la carte, comme sa version de la pissaladière ou sa « Bouillabaieta ».
Le menu dégustation déroule une succession de séquences où les produits méditerranéens structurent l’ensemble. De la focaccia maison servie avec huile d’olive et zaatar, à la panisse relevée de harissa et citron confit, en passant par la tartelette d’artichaut à la truffe noire et pickles de navet, la cuisine joue sur les contrastes entre textures croustillantes, acidité et amertume maîtrisée.
La Bouillabaieta, interprétation personnelle de la bouillabaisse, prolonge ce travail autour des saveurs du Sud, accompagnée d’une salade de fenouil et de pain croustillant. Une déclinaison végétale complète l’ensemble avec un tacos de tomate et vinaigrette à l’échalote, des épinards glacés à l’ail des ours, des petits pois rôtis au beurre noisette et gel de citron, ou encore un barbajuan ricotta et blette. La Méditerranée sublimée.
- Menu dégustation : 4 temps à 100 €
- Où ? 5 rue de Pontoise, 75005 Paris
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Astérales, à Corrençon-en-Vercors
Installée dans une ancienne ferme familiale, l’adresse a évolué au fil des générations jusqu’à devenir un restaurant à part entière. Astérales, mené par Ludovic Nardozza, chef et gérant, propose une cuisine avec une attention particulière portée aux producteurs locaux et au potager, malgré une saison maraîchère courte sur le plateau du Vercors.
Les assiettes mettent en avant les ressources du territoire : truite, omble chevalier, agneau du plateau, mais aussi fromages locaux et truffes de la région. Le pain est réalisé sur place à partir de farines de l’Isère, dans la continuité de cette logique de circuit court. Le menu en quatre temps — entrée, poisson, viande, dessert — déroule une cuisine classique dans son esprit mais précise dans son exécution. On y retrouve le gratin dauphinois, les ravioles de Royans ou encore le lièvre à la royale, plat emblématique que le chef maîtrise particulièrement. Une cuisine de montagne gourmande, délicate et sans excès.
- Menu dégustation : 4 temps à 98 €
- Où ? Les Ritons, 784 route du Clos de la Balme, 38250 Corrençon-en-Vercors
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Vivide, à Paris 18e
Dans la rue Dancourt, au cœur du 18e arrondissement, Vivide bouscule la scène culinaire parisienne. Ce restaurant gastronomique 100 % vegan — sans jamais en faire un étendard — propose une lecture assumée mais raffinée de la cuisine sans produits d’origine animale.
Le soir uniquement, un menu unique en sept temps y est servi, construit au fil des arrivages et des producteurs franciliens, dans une approche intuitive de la gastronomie. Le menu évolue, ce qui donne à chaque service une identité propre. La cuisine, très centrée sur le produit, met en avant un travail technique précis, notamment autour des fermentations et des textures. Les champignons y sont à l’honneur, à l’image de la tartelette aux champignons, déjà signature de l’adresse sœur Pristine.
L’ensemble affiche une ligne gastronomique très affirmée, parfois clivante dans ses propositions. Certaines créations, comme un dessert associant chocolat et piment, poussent volontairement les limites du palais, dans une recherche d’intensité plus que de consensus. Une cuisine végétale radicale, qui assume pleinement ses choix et son identité.
- Menu dégustation : 7 temps à 85 €
- Où ? 3 rue Dancourt, 75018 Paris

ROUGE, à Nîmes
Installé au sein du Margaret – Hôtel Chouleur, hôtel particulier classé en plein centre historique de Nîmes, ROUGE propose une cuisine contemporaine portée par le chef Luka-Tao Debenath, qui a pris la suite de Georgiana Viou. À la carte : truite de Coularou, riz de Camargue, carré d’Aurillac, morilles du Pont du Gard — une vraie attention aux terroirs gardois et languedociens, structurée par des sauces soignées. La cheffe pâtissière Auriane Fougeray signe des desserts aux associations audacieuses, comme fraises-olives-oseille.
- Menu Carmin : 5 temps à 95 €
- Où ? Margaret – Hôtel Chouleur, 6 rue Fresque, 30000 Nîmes
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Le Montrachet, à Puligny-Montrachet
Sur la place du village de Puligny-Montrachet, cette ancienne bâtisse du XIXe siècle abrite Le Montrachet. Une adresse discrète et élégante. En cuisine, le chef Romain Versino propose une cuisine française de saison, nourrie par ses racines entre Dordogne et Bourgogne. À ses côtés, le chef pâtissier Adrien Lacombe signe des desserts dans la même veine : peu sucrés, mais gourmands, pour répondre aux attentes contemporaines. Le menu dégustation déroule une cuisine centrée sur le produit, avec une attention particulière portée aux producteurs locaux, notamment via quelques marqueurs régionaux comme les escargots, la crème de Bresse ou le pigeon. Notable également, le chariot de fromages variés, avec des propositions singulières comme le délice de Pommard travaillé au marc de raisin et le régal de Bourgogne, fromage triple crème dans l’esprit d’un Brillat-Savarin.
Impossible de faire l’impasse sur les vins. La carte compte plus de 1 250 références et près de 17 000 bouteilles, principalement bourguignonnes.
- Menu dégustation : 4 services à 90 €
- Où ? 10 place du Pasquier de la Fontaine, 21190 Puligny-Montrachet
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Orbys, à Châteauroux
À deux pas de la place centrale de Châteauroux, Orbys s’est imposé comme l’une des tables émergentes de la ville. Porté par Adam Blondeau, lauréat du trophée Jeune Talent 2025, le restaurant propose dans une salle intimiste de 20 à 25 couverts une cuisine personnelle et végétale, évolutive selon les arrivages. Le menu dégustation en neuf séquences (100 €) joue sur les assiettes monoproduit, les fermentations et la saisonnalité : une partition où la technique reste au service du goût. Une adresse qui justifie à elle seule une visite à Châteauroux.
- Menu « Balade » : 9 séquences à 100 €
- Où ? 8 rue Amiral Ribourt, 36000 Châteauroux
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Les Petits Parisiens, à Paris 14e
À deux pas de la porte d’Orléans, Les Petits Parisiens ont pris place dans le lieu anciennement occupé par La Régalade de Bruno Doucet. Le chef Lucas Felzine signe une cuisine précise et engagée, dans une ambiance de bistrot chic. Le menu dégustation en cinq services (69 €) dépasse largement les standards du genre : produits soigneusement sourcés, associations audacieuses, équilibres nets entre végétal, iodé et fermentation. La carte des vins, orchestrée par Loïc Mougène, figure du vin nature à Paris, complète l’expérience.
- Menu dégustation : 5 services à 69 €
- Où ? 49 avenue Jean Moulin, 75014 Paris
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L’Ours, à Vincennes
En lisière de ce que l’on appelait autrefois la forêt de Vincennes, dans l’îlot Fontenay, Jacky Ribault a installé L’Ours, comme un retour à une histoire plus ancienne, marquée par la chasse royale. Aujourd’hui, l’adresse s’inscrit dans un environnement plus discret, où le chef poursuit une démarche déjà amorcée avec Qui Plume la Lune, son restaurant parisien.
Ici, le ton est donné : pas de carte ni de menu figé. Le repas se construit au jour le jour, en fonction des arrivages des artisans, paysans et pêcheurs avec lesquels le chef travaille depuis longtemps, principalement en Île-de-France et dans les régions proches. Une cuisine dictée par le produit, les saisons et l’instant, assez brute, une forme de liberté assumée. Une tanière où l’on vient volontiers se régaler.
- Menu « La Roche-aux-Fées » : 3 temps à 90 €
- Où ? 10-12 rue de l’Église, 94300 Vincennes
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