Face au Mont Revard, et aux montagnes de la chaine de Belledonne, l'atmosphère est propice. Sur la terrasse vous serez aux premières loges pour admirer les derniers rayons du soleil sur ce paysage bucolique. Après un accueil montagnard sympathique mais sans fioritures, passons aux choses sérieuses, et aux vins proposés par Delphine. Des accords justes et sincères et des occasions de vous faire plaisir à juste prix. Vous aurez le choix entre deux formules : le menu Alpes en 6 services à 120 €, et deux étapes supplémentaires pour affronter le menu Grandes Alpes à 145 euros. Les assiettes sont de jolies compositions directes, et la cuisine très bien écrite. Un biscuit de brochet est servi avec une sauce gourmande aux œufs de brochet, un lavaret du lac accompagné de pois chiche à l'huile de noix et carvi. Et si vous aimez des viandes généreuses accompagnées de jus, vous vous régalerez avec cette canette de la Dombes de la maison Miéral avec du chou d'été et quelques baies de genièvres ajoutant une touche d'amertume bienvenue. Les desserts ne sont pas d'une technicité incroyable, mais vous profiterez de compositions fraiches et peu sucrées. Les pêches du Tremblay sont pochées avec de belles notes de verveine. Et le chocolat est servi en croûte de pain avec de l'oseille... le végétal, encore et toujours, c'est la boussole du chef Alain Perillat, dont l'âme d'aubergiste transparaît à chaque seconde dans l'assiette comme dans la salle.