C'est bien ici ! À l'heure où les bouillons se déversent sur toutes les villes de France, trouver l'authenticité d'une cuisine ménagère et d'abats est devenu difficile. Heureusement, il y a le Veau d'Or et ses quatre-vingts printemps au service des produits tripiers, face à ce qui fut naguère les abattoirs, au pied du Pont Mathilde, rive gauche. L'atmosphère, le service toujours gentil et attentionné, ces habitués au bel accent rouennais offrent la vérité du moment, avec la terrine, les harengs marinés ou les poireaux vinaigrette, une belle entrecôte ou la pintade aux choux l'autre jour, et ce catalogue d'abats toujours à la page, les généreux rognons ou la tête de veau que l'on savoure avec la copieuse gribiche. On termine avec l'assiette des pâtisseries ou les fromages de la région. Une cave plus fouillée serait un atout considérable.