Où manger les meilleurs Paris-Brest de France ?
Imaginé au début du XXᵉ siècle en hommage à la course cycliste reliant Paris à Brest, le Paris-Brest est un incontournable de la pâtisserie française. Nos meilleures adresses pour le déguster.
Il est de toutes les vitrines des boulangeries-pâtisseries françaises, ou presque : reconnaissable à sa couronne de pâte à choux, ajourée telle la roue d’un vélo et généreusement garnie d’une crème pralinée, le Paris-Brest séduit par son équilibre entre croustillant, fondant et intensité du goût.
De la recette traditionnelle aux créations les plus contemporaines, les pâtissiers rivalisent aujourd’hui de savoir-faire pour réinterpréter ce grand classique. Des plus fidèles à la tradition aux plus audacieux, découvrez notre sélection des meilleurs Paris-Brest à croquer à travers la France.
Le plus cuisiné : Le Bistrot des Résistants à Paris
« Plus brut qu’un Paris-Brest de pâtissier, avec un joli équilibre à la dégustation » : voici comment Igor Buleda décrit son Paris-Brest au kasha, ce sarrasin toasté utilisé dans de nombreux plats en Pologne, dont il est originaire. La crème au beurre traditionnelle est ici montée avec du praliné au sarrasin, que l’on retrouve aussi pur au cœur d’un joli chou rond généreusement garni. Pour apporter de la texture et contraster le gras du beurre, le chef ajoute une pincée de fleur de sel et du sarrasin soufflé. Servi à l’assiette avec une quenelle de glace au sarrasin pour créer un agréable jeu de températures, ce Paris-Brest mis à la carte début 2026 en est devenu en quelques mois l’un des emblèmes.
- Prix : 14 €
- Où ? Le Bistrot des Résistants (1 toque), 16 rue du Château-d’Eau, 75010 Paris

Le plus exotique : Tonton Gâteau à Strasbourg
De La Réunion, où il a travaillé un an et demi, Benjamin Stammler a rapporté en métropole une variante de la recette classique du Paris-Brest : dans ce café-pâtisserie du centre de Strasbourg qu’il tient avec sa femme, Élodie, on peut ainsi déguster la « Noisette ». Au sein d’un chou surmonté d’un craquelin, le pâtissier poche une crème au praliné à l’ancienne, avec des morceaux de noisettes et d’amandes, puis un crémeux à la passion, qui « apporte un côté acidulé ». Vient ensuite un croustillant à la noisette, fleur de sel et praliné, pour la texture. Une fois le chou monté, il dépose des noisettes torréfiées sur le tour pour le croquant. « Un Paris-Brest est assez mou autrement », justifie le chef.
- Prix : 5,40 €
- Où ? 11 rue des Bouchers, 67000 Strasbourg

Le plus audacieux : Le Burgundy à Paris
Avec sa pâte à choux recouverte de riz soufflé caramélisé, garnie d’une crème légère au riz et aux amandes, et d’un praliné au riz noir et aux amandes, le Paris-Brest de Léandre Vivier, inspiré de ses voyages, casse les codes. L’élégant pochage de la crème, réalisé à la main sur un tourne-disque, sublime des « goûts contemporains mais gourmands », avec de subtiles notes de céréales. Un « Pa-(riz)-brest » entièrement revisité au niveau des saveurs, mais qui conserve sa forme traditionnelle de disque ajouré. Le chef propose différentes versions de son best-seller au fil de l’année : noisettes françaises et fèves de tonka, chocolat et fèves de cacao, mais aussi pistaches de Sicile. Des versions tout aussi gourmandes les unes que les autres.
- Prix : 11 €
- Où ? Le Burgundy, 6-8 rue Duphot, 75001 Paris

Le plus intemporel : Pièr-Marie à Vannes et Lorient
Passé par de grandes maisons parisiennes, Pièr-Marie Le Moigno a mis le Paris-Brest à la carte dès l’ouverture de sa première boutique à Lorient, en 2014. Il a conservé la recette qu’il avait mise au point à la brasserie du Park Hyatt, en simplifiant les procédés mais en maintenant une grande qualité d’ingrédients. Dissocié en trois petits choux individuels, son Paris-Brest est garni d’une belle crème mousseline au praliné noisette, bien brillante. Résultat ? « Une texture riche, crémeuse et onctueuse en bouche, tout en étant dégraissée par rapport à une crème au beurre », explique le chef pâtissier. Un praliné à la noisette coulant recouvre la crème, surmonté d’une noisette entière caramélisée. « On croque chaque chou en deux bouchées, une quand on est très gourmand », s’amuse Pièr-Marie Le Moigno. « On tombe alors sur la noisette à la première ou à la deuxième bouchée, elle croustille et craque sous la dent, et vient contraster avec le côté quasiment liquide du praliné », s’enthousiasme-t-il.
- Prix : 5,50 €
- Où ? Pièr-Marie, 9 rue Le Hellec, 56000 Vannes

Le plus intense : Matthieu et Pauline à Paris
Dans cette élégante pâtisserie parisienne, le Paris-Brest est le gâteau signature. La cofondatrice Pauline Zerouali dit de lui qu’il est « très réconfortant » et qu’il s’agit « du dessert d’hiver par excellence, pour lequel on craque au goûter lorsqu’il fait froid ». Composé d’une crème mousseline au praliné et d’un praliné 100 % noisettes maison, ce Paris-Brest est parfaitement équilibré : le côté assez sucré du praliné est compensé notamment par le craquelin à la fleur de sel, dont le croustillant apporte en outre de la gourmandise. « On reste dans les codes du Paris-Brest, dont la majorité de nos clients apprécient la version classique », avance Pauline Zerouali. Pour craquer sans culpabiliser, une version « mignardise » de ce dessert culte est disponible.
- Prix : 7,90 €
- Où ? 24 rue Cler, 75007 Paris

Le plus provençal : Bricoleurs de Douceurs à Marseille
Dans la vitrine de cette pâtisserie implantée depuis une décennie dans la cité phocéenne, nul doute : le Paris-Brest se veut résolument provençal, jusqu’à son appellation. Le « Marseille-Brest » est le seul gâteau resté à la carte depuis dix ans, malgré de nombreux changements. Il a évolué au fil du temps et possède plusieurs particularités, à commencer par sa crème au praliné amandes-noisettes, ni crème au beurre ni mousseline. « Une crème hybride », commente Clément Higgins. La petite surprise se dévoile à la dégustation : outre cette crème aérienne et un praliné aux noisettes, le chou révèle un croustillant au praliné amandes-noisettes, chocolat au lait, crêpes dentelles et pâte de noisettes, ainsi que des noisettes torréfiées entières.
- Prix : 6,20 €
- Où ? Bricoleurs de Douceurs, 202 chemin du Vallon-de-l’Oriol, 13007 Marseille

Le plus contemporain : Capkao à Nantes
Dans ses deux boutiques nantaises, le chef Nicolas Riveau propose sa version allégée du Paris-Brest : « Ce qui me plaît dans cette recette, c’est de retrouver un classique que je réalisais pendant mon apprentissage, tout en le revisitant dans une version plus légère et contemporaine, avec un praliné particulièrement gourmand », détaille-t-il. Concrètement, un chou dodu renferme une mousseline inspirée de la recette traditionnelle, mais travaillée avec moins de sucre et de beurre. En son cœur se dévoile un praliné coulant aux noisettes françaises.
- Prix : 5,80 €
- Où ? Capkao, 3 rue Suffren, 44000 Nantes

Le précurseur : Philippe Conticini à Paris
Philippe Conticini est assurément le chef qui a redonné ses lettres de noblesse au Paris-Brest, à l’époque de sa « Pâtisserie des Rêves ». Depuis les années 2000, sa recette a évolué : il revient aujourd’hui à la forme historique de son Paris-Brest, avec une version au chocolat et au praliné. On retrouve ainsi, au cœur d’une pâte à choux légère et fondante, une crème pâtissière au praliné, un croustillant au chocolat et un praliné aux amandes et aux noisettes qui coule en bouche à la dégustation.
- Prix : 9,90 €
- Où ? Plusieurs adresses à Paris
Le plus japonais : Pâtisserie Tomo à Paris
Uniquement disponible de novembre à mai dans la boutique parisienne de la rue Chabanais, le Paris-Kyoto est composé de deux petits « dorayaki » qui remplacent la pâte à choux traditionnelle. Ces « pancakes » à la texture moelleuse sont saupoudrés de « kinako », une poudre de soja torréfié, et renferment une crème mousseline au praliné amandes-noisettes. Tout autour sont disposées des amandes caramélisées. « C’est la pâtisserie phare de chez Tomo, dont le nom signifie “amitié” : le Paris-Kyoto incarne le lien entre la France et le Japon, c’est d’ailleurs le premier gâteau franco-japonais réalisé par la maison. La distance entre Paris et Kyoto étant beaucoup plus importante que celle entre Paris et Brest, il est donc très haut ! », explique-t-on chez Tomo. Un joli voyage tout en douceur dans l’assiette.
- Prix : 9 € sur place, 7,80 € à emporter
- Où ? Tomo, 11 rue Chabanais, 75002 Paris

Le plus originel : Pâtisserie Durand à Maisons-Laffitte
C’est dans les Yvelines qu’il faut se rendre pour déguster le Paris-Brest d’origine, celui dont « seule la pâtisserie Durand détient la recette originelle ». La création de cette enseigne remonte au début du XXᵉ siècle, en 1907 très exactement. Depuis, trois générations de la famille Durand se sont succédé, et c’est aujourd’hui Stéphane, l’arrière-petit-fils du fondateur, Louis, qui est aux manettes. C’est Louis Durand qui a inventé le Paris-Brest en 1910, à l’occasion de la course cycliste éponyme. En vitrine, le Paris-Brest arbore toujours la même composition : une pâte à choux en forme de couronne, en référence à une roue de bicyclette, parsemée d’amandes effilées et saupoudrée d’un voile de sucre glace… et de mystère !
- Prix : 4,90 €
- Où ? 9 avenue de Longueil, 78600 Maisons-Laffitte