Anthony MAUBERT
Chef : 1 restaurant Anthony Maubert, chef du restaurant qu’il dirige avec Fumiko Maubert, est aujourd’hui installé au Novotel de Blois, où sa cuisine franco-japonaise, résiliente et précise, vient d’être récompensée par le Gault&Millau d’Or.Passionné de cuisine dès son plus jeune âge, Anthony Maubert fait ses premières armes à Paris. En 2002, alors commis au restaurant Lasserre, il rencontre Fumiko, celle qui deviendra son épouse et sa partenaire de cuisine. Une rencontre fondatrice, personnelle autant que professionnelle.
En 2003, Anthony devient chef de partie au Manoir du Lys (Orne), avant que le couple ne rejoigne La Vague d’Or à Saint-Tropez, chez Arnaud Donckele. Il y gravit les échelons, de chef de partie à sous-chef, affinant rigueur et sens du détail.
En 2008, il intègre L’Auberge de l’Éridan, aux côtés de Marc Veyrat. « On allait cueillir les herbes le matin, et on les cuisinait après. Sa façon de travailler, son organisation, sa philosophie, c’était très intelligent », se souvient-il.
Premiers pas de chef et retour à l’essentiel
En 2009, Anthony Maubert décroche son premier poste de chef aux Barmes de l’Ours, à Val-d’Isère. Mais l’envie d’apprendre encore le pousse à se remettre en question.
En 2012, le couple rejoint Michel Bras à Laguiole, lui comme commis, elle comme pâtissière. « Mon projet était d’ouvrir mon restaurant, mais avant cela, je voulais retourner dans une maison pour prendre des claques », confie-t-il.
Assa, une table reconnue à Blois
Le pari est gagnant. En 2014, Anthony et Fumiko ouvrent Assa à Blois. Rapidement salué par le Gault&Millau, le restaurant obtient trois toques. Anthony est sacré Grand de Demain 2015, tandis que Fumiko reçoit en 2022 le trophée régional de la Pâtisserie.
Incendie, relocalisation et renaissance
Un incendie contraint le couple à quitter les bords de Loire pour s’installer provisoirement au Novotel de Blois. Conditions plus précaires, équipe réduite, mais ambition intacte. « Nous allons devoir être encore meilleurs », tranche Anthony.
L’installation d’un teppanyaki, la réduction du nombre de couverts et une cuisine toujours plus précise portent leurs fruits : quatrième toque et Gault&Millau d’Or viennent récompenser cette résilience.
Anthony Maubert reste fidèle à ses producteurs : maraîcher japonais, pêcheur de Loire, éleveurs locaux. Viandes et poissons sont maturés maison, dans une approche héritée de son grand-père boucher.
Aujourd’hui, avec sept tables seulement, le couple poursuit une gastronomie sincère, engagée et profondément personnelle, en attendant le retour sur les rives de la Loire.
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