Accès handicapés | Hébergement | Jardin | Menu enfants | Parking privé | Service voiturier
Style
Elégant | Romantique
Budget(€)
A titre indicatif par pers. (hors boissons)
75 à 165
L'avis de Gault&Millau2026
La quatrième toque a fait du bien à Frédéric Doucet et, au-delà du chef patron, à toute la maison. Plus d'assurance, plus d'élégance, plus d'équilibre, l'institution charolaise a encore un peu grandi d'une année à l'autre. Certes, on garde, et c'est tant mieux, cette touche familiale qui a contribué au succès, et qu'il faut bien sûr conserver pour cette clientèle autant locale que voyageuse qui se sent à l'aise loin des effets de manche d'un palace. De la maîtrise, toujours plus, dans cette cuisine aux racines bourguignonnes bien mises en valeur, la viande de vache charolaise en particulier. Et de l'équilibre dans des assiettes bien pensées, que le chef sait maintenant ajuster au mieux sans sortir la cavalerie, pour des saveurs franches et néanmoins subtiles : sur l'asperge verte à l'étouffée, à la fois tendre et croquante, sabayon oseille et cazette du Morvan, le coussin de brochet, si réussi qu'on l'aimerait encore avec une taille de plus, jolie bisque et velours de chardonnay, les écrevisses avec une sauce tanaisie adoucie de chartreuse, la truite de Crisenon à la verveine, " cruite ", donc à la fois crue et cuite, et l'impeccable ris de veau, doré à souhait, au pastis charolais, notes de fenouil et réglisse, jus concentré au fenouil confit. Un très bon dessert chocolat, condimenté au cassis de Bourgogne, et sa crème glacée au chocolat fumé, des fraises délicieuses, concluent en simplicité cette belle séquence en pays charolais. Carte de vins très bourguignonne, donc normalement assez coûteuse, avec de bons choix de domaines et propriétaires.