Accès handicapés | Hébergement | Menu enfants | Parking privé | Service voiturier
Style
Cadre d'exception | Elégant | Romantique
Budget(€)
A titre indicatif par pers. (hors boissons)
165 à 315
L'avis de Gault&Millau2026
Cet ancien relais de poste où Napoléon Bonaparte avait ses habitudes (une petite statue de l’empereur trône d’ailleurs au centre de la magnifique salle à manger, elle-même décorée de grands tableaux rappelant les femmes qui ont compté pour le « petit caporal ») a subi des travaux d’une vaste ampleur en 2018, qui lui ont redonné tout son lustre et même, depuis quelques mois, le label de Palace. Dans cet écrin au luxe à la fois discret et omniprésent, le Vendéen Christophe Raoux, ancien élève de Guy Legay et Michel Roth au Ritz, dirige les deux espaces de restauration, le Bellevue, avec son immense terrasse panoramique ouvrant sur les vignes et les toits d'Épernay, et ce Royal, installé dans la salle historique où le MOF 2015 livre une prestation de haut niveau, pleine de technique et de subtilité, jamais démonstrative. Son tourteau de Bretagne, verveine, verjus de Champagne et caviar osciètre pose les bases d’une séquence qui va crescendo, avec les magnifiques sardines à la flamme (éclatantes, charnues, aux saveurs puissantes), girolles de Sologne, amande fraîche et sauce ajo blanco, avant les deux pièces maîtresses, un turbot sauvage de Vendée rôti au beurre (découpé en salle) associé à une élégante déclinaison de courgettes et à un sabayon d’une infinie tendresse, qui précède un remarquable ris de veau à la cuisson parfaite, accompagné d’un jus de veau de concours et de cerises à l’acidité idéalement calibrée. On termine en majesté avec les desserts de la talentueuse Claire Santos Lopes, dont le travail autour de la framboise et du géranium rosat (au dosage parfait) flirte avec les quatre toques. Service de haute tenue, à la fois omniprésent et invisible, sous la direction de Grégory Charlier, très belle cave avec tout ce que la Champagne compte de meilleur.