Rozó
34 Rue Raymond Derain, 59700 Marcq-en-Barœul, France
© Pierre Lucet Penato
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© Pierre Lucet Penato
© Yvan Moreau
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© Yvan Moreau
© Pierre Lucet Penato
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© Yvan Moreau
15 PHOTOS
Infos pratiques
- Lieu
- Marcq-en-Barœul
- Chef
- Diego Delbecq
- Cuisine
- Cuisine d'auteur | Français | Gastronomique | Moderne
- Style
- Romantique
Budget
(€)
A titre indicatif par pers. (hors boissons)
89 à 195
L'avis de Gault&Millau 2026
Table de Prestige
On peut penser prématurée l'attribution des quatre toques à Diego Delbecq, ce jeune cuisinier qui a gravi les échelons, petit à petit, depuis les deux toques octroyées en 2018 pour son premier restaurant de la rue de la Monnaie. Mais le plaisir de retrouver ce niveau qui n'avait plus été atteint à Lille-agglo depuis Robert Bardot en 1993 est trop grand pour que nous ne prenions pas le risque de couronner un cuisinier qui vit sa passion, avec Camille désormais complètement en salle, et donne tout pour ses clients. Il faut dire qu'il pense juste : celui qui vous dit « non, je ne fais pas mon pain, chacun son métier » a déjà un bonus. Quand, de surcroît, il axe sa cuisine sur le plaisir et le goût, il met tout le monde d'accord. Le restaurant, cela peut aussi être cela, dans ce grand loft sur deux niveaux (l'apéro en haut, la salle au rez-de-chaussée), un endroit joyeux, vivant, pas compassé ni amidonné. Cap au Nord (le département, bien sûr), avec les primeurs du moment, les spécialités, mais aussi la franchise, la chaleur, la gaieté dispensées par Camille et Jérémy Moreira, habile directeur et sommelier totalement dans le projet, qui fouine en Loire, en Italie mais aussi dans les brasseries et cidreries du coin pour trouver les bons accompagnements, et se permet des accords très réussis sans alcool avec chaque plat. Et dans l'assiette, les quatre toques ? Elles se nichent un peu partout, dans l'une des bouchées de mise en bouche, coquillage et osciètre, mais aussi pomme et hareng, dans la grandiose lisette oseille et câpres, celtuce pour le croquant, petit bao lisette en à-côté, dans le jouissif homard à la cuisson savante, croustillant sur une face, fondant de l'autre sur une sauce bouillon tomate et tagète, grand plat de pleine gourmandise avec les pinces en satellite sur le même combo tomate tagète. Le pigeon prend deux facettes selon la sauce, l'une bien relevée de basilic thaï, l'autre si confortable façon salmis, le suprême rosé, la cuisse confite, avant un très bon dessert, dans la simplicité et pourtant travaillé, cerise et fenouil, avec une excellente glace. La maison va bien, on la sent exulter, et l'œil du chef frise quand il évoque son métier, sa passion pour des sauces à saucer, pour les grosses pièces qu'il aime aussi travailler, une belle volaille, un train de côtes, comme pour les projets de demain… Voilà Lille à nouveau illuminée !
Plan
HORAIRES
- LU
- MA
- ME
- JE
- VE
- SA
- DI