La meilleure façon d'aborder cette table distinguée du quartier Fouré est peut-être par la cave. De bons choix, quelques pépites comme le romorantin du domaine Veilloux, à prix honnête, et c'est dans le vin au verre et le jeu avec le sommelier qu'on prendra le plus de plaisir, en (re)découvrant des cépages autochtones vinifiés par des vignerons indépendants. Pour l'assiette, Romain Bonnet est un cuisinier de valeur, qui veut parfois trop bien faire pour coller à une image gastro manquant parfois de simplicité et de rectitude alors que les produits bénéficient d'un sourcing remarquable. A l'image, par exemple, de l'ormeau de plongée à texture ferme et flanqué d'une poire nashi sèche et dure. des saint-jacques de plongée magnifiques, qui pourraient se passer la tranche de carotte, avant le bœuf wagyu et le dessert aux agrumes, bien inspiré en cette saison, présentant un épatant voile de meringue et des notes sucrées salées.