Cuisine d'auteur | Français | Gastronomique | Local
Truc en +
À emporter | Accès handicapés | Animaux acceptés | Jardin | Leçons de cuisine | Menu enfants
Style
Elégant | En famille | Romantique
Budget(€)
A titre indicatif par pers. (hors boissons)
125 à 165
L'avis de Gault&Millau2026
Grenoble, plein centre. On pousse la grille du Fantin Latour et bim ! Un jardin planqué façon oasis, loin des scooters et des terrasses qui saturent. Ici, ça sent la chlorophylle et la vieille pierre XIXe. Bonus rigolo : les gallinacés de la maison viennent gratter les allées comme si de rien n'était. On dirait une fable de La Fontaine revue et réinterprétée sur Instagram. L'équipe de salle ? Fraîche, cool, zéro chichi, ça détend même les plus coincés. Vous aurez le choix entre 3 menus bien étagés entre 125 et 165 €. Et une constante : les plantes des montagnes, et la cueillette, sans doute apprise auprès de Marc Veyrat. Dès le premier tableau de mise en bouche, le Dauphiné est célébré comme il se doit : noix, fromages, et aussi les vins méconnus de la vallée du Grésivaudan, et qui ne manquent pas d'intérêt. Puis les entrées froides et chaudes se succèdent. Des duos et trios de produits dans chaque assiette, et toujours bien assortis. Gambas, agrumes et rhubarbe pochée, ou le fameux jardin de légumes du chef pour commencer. Puis les grands plats : la caille façon pot au feu, ou ce chapon (le poisson) qui trouvera comme compagnon de voyage un jus de volaille très voluptueux. Les pré-desserts et desserts mettent le végétal au cœur de l'assiette. L'abricot flirte avec la reine des près, et créent ensemble des harmonies bien trouvées. Une partition sensible, bien écrite et bien exécutée par une chef qui a toujours une belle ballade aromatique à nous proposer dans l'assiette. Pas de triche, pas de poudre aux yeux. Juste un chef qui sait marier les saveurs et envoyer des assiettes qui parlent le dialecte des Alpes en version contemporaine. Grenoble peut bomber le torse : ici, on dépasse largement le duo noix-gratin dauphinois !