Ce Cornichon (celui de la rive gauche, à ne pas confondre avec son homonyme du 11ᵉ), après s'être fait un nom sous la houlette de Franck Bellanger et Matthieu Nadja, n'a pas perdu au change depuis sa reprise par Sébastien Dagoneau. L'esprit canaille, rustique et authentique des débuts est toujours aussi vivace, avec le saumon en gravelax avec sa sauce vierge et son houmous de betteraves, le ris de veau bien doré avec ses pommes de terre en crapaudine et sur purée Crécy et l'aérien chocolat Saint-Domingue cuit comme un soufflé, escorté de poire rôtie et d'une tendre ganache chocolat/gingembre. Le confort demeure celui d'un bistrot de quartier, suffisant mais plutôt sommaire, et le service évolue dans une discrète et réjouissante connivence avec son public.