On s'installe l'été, à l'abri des remparts, à l'ombre de platanes centenaires, sur la grande place de la mairie, l'hiver dans une salle moderne aux confortables banquettes abricot, où Laurent Azoulay s'active derrière son four à bois. La bonne odeur qui s'en dégage annonce une cuisine qui renoue avec la méthode culinaire des villages de l'époque. Cette attrayante cuisine est travaillée uniquement avec des produits issus des paysans du coin, et pas "pour faire genre". Excellent gaspacho parfumé aux herbes, brousse et tomate confite terminée au four. Un copieux carré d'agneau rosé, d'une parfaite tendreté, pommes sautée, tranche de butternut, jus de cuisson réduit, et des prunes confites, cuites doucement au four, sur un délicieux sabayon tiède et glace au thym. C'est simple, convivial et gourmand. On ne s'attend pas à de si beaux dressages sur assiettes. Il faut dire que le chef a été à bonne école, à l'Oustau de Baumanière et à la Bastide Saint-Antoine de Jacques Chibois. La courte carte des vins met en valeur un beau choix de vins du coin en biodynamie. Le service irréprochable est tenu par Rachel Azoulay.