L'Abissiou n'a pas de vue sur l'océan à vendre, mais confirme que, comme très souvent dans les villes très touristiques, il vaut mieux s'éloigner un peu du front de mer si l'on veut bien manger. La ruelle est charmante et cette jolie façade d'un bleu profond cache une table très chaleureuse, que Mélanie Roussy, la compagne du chef, dynamise à chaque instant. Aux fourneaux, Boris Harispe (un ancien de la Villa Madie et de l'Atelier d'Edmond) démontre un vrai savoir-faire sur la pêche locale dans un très joli menu Profondeur en sept temps où l'on croise un maquereau brûlé, condiment végétal et petit lait aux agrumes et un rouget confit, onctueux de moules, gnocchis au safran et condiment de foie de rouget. Jolie cave contemporaine, avec de jolies trouvailles sur la Vendée et la Loire.