Paul MARCON
Chef : Restaurant Marcon Bocuse d’Or 2025, Paul Marcon officie au restaurant familial Marcon (5 toques d’or), à Saint-Bonnet-le-Froid. Aux côtés de son père, Régis, et de son frère, Jacques, le chef se distingue par son goût pour la compétition et la victoire.Présentation
C’est un surdoué qui a su faire de son nom un atout, et non une justification de sa réussite. Cadet de la famille, Paul Marcon n’avait que 16 ans lors de sa première participation aux WorldSkills France. Humble et travailleur hors pair, il remporte la compétition six ans plus tard. Diplômé du lycée hôtelier de Thonon-les-Bains, il enchaîne les expériences peu conventionnelles, passant par les cuisines du Prairial et les fourneaux de l’innovant 220BPM de Jérémy Galvan. Puis il tombe amoureux du grand Nord et reste deux ans à Stockholm. Il y côtoie les chefs Magnus Ek, Mathias Dahlgren ainsi que Tommy Myllymäki. Mais c’est dans son village natal, Saint-Bonnet-le-Froid, que Paul Marcon décide finalement de poser ses valises, au restaurant Marcon (5 toques d’or).
Amoureux des récompenses
Amateur de défis, le cuisinier est un passionné de compétitions, de sport, de nature et de nouvelles technologies. Né neuf mois après que son père, Régis Marcon, a remporté le Bocuse d’Or en 1995, le jeune chef doit son prénom à Paul Bocuse et à la compétition portant son nom. Rien que ça. Comme une évidence, il participe ainsi au concours international en 2025, un rêve d’enfant. Hommage à ses racines familiales, c’est notamment grâce à son filet mignon aux écailles de champignons qu’il obtient la récompense ultime, qu’il compare à une médaille d’or olympique. À 29 ans, l’Auvergnat décroche le titre suprême.
La gastronomie française version moderne
Cuisinier aimant célébrer la gastronomie française avec une touche de modernité, Paul Marcon est aussi le vainqueur du Trophée Jean Delaveyne 2022. Sa cuisine met à l’honneur les traditions françaises et la richesse du terroir. De nombreux produits à la carte sont d’ailleurs récoltés dans les environs. Champignons et herbes aromatiques sont parfois cueillis à quelques mètres seulement de l’établissement familial, puis cuisinés avec le savoir-faire qu’on connaît aux Marcon. Sans prétention, Paul Marcon aime à rappeler que le niveau d’excellence de l’adresse est maintenu par son père et son frère, Jacques Marcon, et non par lui seul. Désormais, il se dit qu’une participation au concours de Meilleur Ouvrier de France le tenterait bien… Marathonien, cycliste, skieur de fond : le cuisinier est en recherche constante de nouveaux défis à relever.