Olivier Bellin ferme définitivement l’Auberge des Glazicks
Après plusieurs semaines de réflexion, Olivier Bellin a confirmé la fermeture définitive de l’Auberge des Glazicks, alors qu’une enquête pour harcèlement moral vise l’établissement.
Après plusieurs semaines de réflexion, le chef finistérien Olivier Bellin a annoncé la fermeture définitive de l’Auberge des Glazicks (4 toques), à Plomodiern. Cette décision intervient alors qu’une enquête pour violences et harcèlement moral visant le chef vient d’être ouverte.
L’annonce était attendue depuis la fermeture du restaurant, début juillet. Olivier Bellin a finalement confirmé que l’établissement ne rouvrirait pas sous sa forme actuelle. À 55 ans, le chef met ainsi fin à l’activité gastronomique de cette maison familiale de Plomodiern.
Une fermeture annoncée sur fond d’enquête
La fermeture avait d’abord été présentée comme temporaire. Le restaurant avait cessé son activité le 5 juillet, après une période de fortes chaleurs qui, selon Olivier Bellin, ne permettait plus d’accueillir les clients dans les conditions d’exigence habituelles. Cette pause devait initialement durer quelques semaines, avant que le chef n’annonce vouloir profiter de cette période pour réfléchir plus largement à l’avenir de l’établissement.
Dans les explications données à l’époque, Olivier Bellin évoquait plusieurs facteurs structurels. La maison, dont l’histoire familiale remonte à 1870, était notamment confrontée au départ en retraite de sa mère et à la nécessité d’envisager de nouveaux investissements. Le chef expliquait également s’interroger sur les conditions dans lesquelles il souhaitait poursuivre son métier. Il assurait alors ne pas vouloir arrêter de cuisiner, mais chercher un projet cohérent, ambitieux et durable.
Cette réflexion intervient toutefois dans un contexte désormais marqué par des accusations portées par d’anciens salariés. Fin août, plusieurs d’entre eux ont signalé à la justice des faits qu’ils attribuent au fonctionnement de l’établissement et au comportement du chef. Ils évoquent notamment des humiliations, des insultes, des pressions répétées ainsi que, pour certains, des gestes violents. Le parquet de Quimper a confirmé, le 9 septembre, l’ouverture d’une enquête préliminaire pour « violences et harcèlement moral dans le cadre du travail ». Les investigations ont été confiées à la brigade de recherches de la gendarmerie de Châteaulin.
Olivier Bellin conteste les faits qui lui sont reprochés. Il s’est déclaré « droit dans ses bottes » face aux accusations, tandis que l’enquête doit désormais permettre d’établir la réalité des faits dénoncés. À ce stade, aucune condamnation n’a été prononcée et le chef bénéficie de la présomption d’innocence.