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Martinique : comment un cacao oublié est devenu l’un des plus prisés

Martinique : comment un cacao oublié est devenu l’un des plus prisés

Introduit à l’époque coloniale, presque disparu au XXᵉ siècle, le cacao martiniquais connaît aujourd’hui une renaissance inattendue. Entre héritage colonial, jardins créoles, agroforesterie et chocolatiers d’exception, une poignée d’irrésistibles passionnés redonne vie à une filière pleine de dynamisme.

Caroline Mignot

Cinq siècles avant notre ère, les Arawaks, originaires du delta de l’Orénoque (actuel Venezuela) auraient posé un pied sur l’île, suivis par les Karibs, connus aussi sous le nom de Caraïbes ou de Kalinagos venus de la même région. Bien qu’ils soient majoritairement des chasseurs et des cueilleurs, il semblerait que les Karibs aient introduit les premières pratiques et cultures agricoles dont le manioc et les patates douces et, peut-être, celle du cacaoyer qui apprécie les environnements tropicaux et humides.

On attribue à Christophe Colomb – certains historiens le contestent –, la découverte de la Martinique en 1502 avant que les Français, sous le règne de Louis XIII, en prennent possession en 1635. À cette même époque, les cours royales et princières d’Europe se sont déjà entichées du cacao introduit en Europe autour de 1528. Louis XIV ordonne le déploiement de sa culture en Martinique et en Guadeloupe en s’appuyant, pour la main d’œuvre, sur la traite d’esclaves venus d’Afrique.

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