Ce n'est pas seulement la griffe Pierre Gagnaire que nous venons chercher dans ce très bel hôtel proche de la Maison carrée : c'est une expérience, c'est aussi un style, celui du cuisinier en liberté, celui d'une ronde toujours pleine de charme autour des produits, chacun fournissant une thématique, racontant une histoire : la saint-jacques, croustillante à l'encre, enrobée d'un gel truffé et embeurré de chou vert, avec une fondue d'endives et un sabayon au champagne ; ou encore le rouget sur lit de sel, rouille liée au pois chiche, couteaux murex et palourde : et puis le gigot d'agneau de lait de Castille frotté d'épices puis rôti aux " aromatiques provençaux " petit épeautre échalotes et abricots. Voilà une histoire unique qui se chuchote doucement aux palais avertis fréquentant ce palais, jusqu'au Grand dessert Pierre Gagnaire qui conclut par une autre farandole. Service de haute tenue pur donner une solennité nécessaire à la réussite du moment, cave considérable avec, entre autres, le meilleur d'Occitanie, et des grands flacons des beaux vignobles, champagne compris.