Toujours convivial, toujours bien portant, ce lieu de la Nouvelle Vague lilloise affiche ses dix ans avec fierté et son chef Steven Ramon peut être fier du parcours. Aujourd'hui encore, cette belle salle en profondeur réjouit les convives dans un cadre en rouge et noir, bois brut et fauteuils confortables. Une bonne équipe complète aux tenues coordonnées, dont un très bon jeune sommelier, Victor, plein d'entrain, aimant partager ses découvertes. La dilection modernité-terroir s'affirme dès les mises en bouche, avec le poulpe sauce wasabi et le chou maroilles, se poursuit sur l'aubergine miso olive, bonne fraîcheur et texture, le concombre décliné (pickles, tagliatelle, brunoise) moules céleri une deuxième entrée assez intéressante dans le mode naturaliste estival, avant le homard petits pois signature, moins percutant et trop chiche en crustacé malgré la volonté d'en faire une signature. On retrouve de l'allant avec le saint-pierre, carotte et vanille, mûres fraîches pour l'acidité, avant le bœuf mariné au basilic, poêlée de girolles, huile de basilic courgette et parmesan, deux plats qui prouvent la capacité du chef à créer de l'harmonie entre des produits pas toujours évidents à marier. Le dessert abricot sarriette avec son granola, bien qu'un peu convenu, termine bien l'affaire, conclue par le chocolat manjari framboise tagète citron.