Dix ans après s'être installé à Paris, dans cette rue discrète entre Montparnasse et le Jardin du Luxembourg, Takayuki Nameura demeure ce cuisinier aussi discret que régulier, habile technicien. Dans cette salle de poche qui aurait bien besoin d'une petite touche de modernité, il faut se plier aux (bonnes) manières du chef et faire son choix, au déjeuner, entre une formule à 5 ou 6 plats et, au dîner, sur un menu en 10 étapes à 150 €. Dressages millimétrés, cuissons précises, produits de qualité, les plats défilent en silence (radis/figue/brebis, saint-jacques/galette de riz/pignons/betterave, pintade/chou/sauce au foie gras…) et c'est peut-être justement ce déficit de fantaisie, autant dans les assiettes que dans le service, qui empêche cette Montée de viser l'étage supérieur.