Mickaël Pelletier, qui était le second lors de la reprise en 2012 de l’auberge, est passé chef cette année et continue vaillamment de perpétuer l’idée originale de Monsieur Paul (Bocuse) d’en faire sa brasserie haut de gamme, tournée vers la grande cuisine bourgeoise, avec le foie gras poêlé pain d’épice, la quenelle sauce homardine, les noix de saint-jacques et risotto, la volaille aux morilles… C’est d’ailleurs l’établissement, parmi ses cousins, où l’on trouvera le menu le plus chèrement facturé, à 56 €. Un peu à l’écart, avec son jardin et sa terrasse très prisée en été, il offre un côté cosy et feutré. Quelques travaux bienvenus ont insonorisé cette salle au départ bruyante pour laisser place à une atmosphère plus apaisée. Tout est très bien fait, les jus sont là, les clients aussi, et le service est toujours bien géré quel qu’en soit le personnel. Qui est capable de faire cela en France sur une dizaine d’établissements où les menus oscillent entre 30 et 50 € ? Personne.