C'est un bistrot typiquement parisien pour les Parisiens. Dans le collier bistrotier de la famille Dumant, il se pose là, et bien là, dans son décor pur orné de grands tableaux que l'on n'achèterait pas, représentant des sportifs des années 50-60 (nous avons déjeuné en face d'une représentation assez lointaine de Lev Yachine, et animé avec faconde et rondeur par l'expérimenté Fred Prudhomme. Tous les classiques attendus sont bien là, sur ce me nu tracé à la machine à écrire, l'œuf mayo, les rognons, le poulet vin jaune, le steak au poivre et même les quenelles pour donner le parfum des bouchons. La terrine est honorable et copieusement servie comme le tournedos béarnaise, l'agneau en croûte d'herbes ou le filet de bar beurre safrané déniché sur l'ardoise du jour. Desserts également d'un standard correct, large crème caramel, baba, profiteroles, cave de propriétaires reconnus (Crochet, Graillot, Muzard, Richaud…) avec une petite sélection au verre pas trop chère, autour de 10 €.