De la raie, des solettes, de la julienne, du carrelet, voilà ces poissons de pêche normande que l'on aime retrouver dans une assiette de brasserie trouvillaise, à la place du skrei et du saumon... Au milieu de tant de fausses promesses à Trouville comme à Deauville, ce Noroît tient la sienne, en toute transparence et en toute honnêteté. Le patron, la patronne et le gentil serveur n'ont plus l'âge de courir comme dans Top Chef, et pourtant ils font le job avec beaucoup d'entrain, d'abnégation, de solidarité pour juste faire plaisir à ceux qui leur rendent visite. La salle comme la terrasse sont souvent pleines à craquer, et ce n'est pas seulement les tarifs qui expliquent l'affluence : les palourdes ail et basilic, comme les moules marinière, sont généreuses et bien fraîches, la julienne à la crème de chorizo ou les solettes de pays, comme la côte de veau à la normande, sont une réjouissance qui mérite une toque. Petite cave d'appoint avec quelques vins au verre.