La "belle" histoire de ce « bar-tabac-loto » reconnu également pour sa table se poursuit. La période de doute relative à la pérennité du lieu s’est dissipée et les travaux pénalisants du tramway sont enfin achevés. Si l'activité « tabac » a été abandonnée, on peut toujours y boire un café dès potron-minet et y gratter quelques jeux avant de sauter dans son train…ou pas ! À l’heure du déjeuner (et le vendredi soir) changement d’ambiance. Dans la vaste salle, l’atmosphère feutrée fait place à un joyeux brouhaha. On s’y presse pour goûter la cuisine de Benoît Le Corvez qui reste fidèle à ses engagements : de bons produits et de la générosité. Attention toutefois à ne pas trop complexifier certains plats. Les belles saint-jacques de la rade sont lovées dans un espuma de pommes de terre rehaussé d’un condiment saumon fumé et de granny-smith. De son côté, le cochon d’une ferme finistérienne « crousti/fondant » à la graine de moutarde s’accompagne de pommes de terre grenaille rôties à l'ail et au thym. Pour finir, le banana bread caramélisé à la noisette, chantilly vanillée met tout le monde d’accord. Service délicieux sous la houlette de la souriante Amandine. Carte des vins toujours aussi riquiqui.