Reprise l’année dernière par Mathias Beguin et Matthias Lallemant, cette institution ouverte en 1952 connaît ici une belle évolution sans oublier ses racines, passant du bouchon des années cinquante au bistrot contemporain, toujours un peu vintage et tourné vers ses traditions. C’est une table joviale à l’esprit gentiment canaille, où l’ardoise révèle des idées bien réalisées, une raviole ouverte aux champignons sauvages, cresson et œuf parfait, un pressé d’agneau de Clavisy padrón frits et gel, datte et citron, une côte de cochon, butternut, girolles et jus réduit, un riz au lait, vanille, caramel beurre salé et sarrasin. Bon service.