À Fondettes, L'Opidom poursuit son chemin avec constance depuis la reprise de la maison par Jérôme Roy en 2019. Formé chez Thierry Marx, Michel Troisgros et Pierre Gagnaire, le chef déploie une cuisine technique et rigoureuse, ancrée dans un socle classique qu'il dynamise par des touches contemporaines et quelques influences asiatiques bien assumées. La salle, moderne et très lumineuse, décline une palette de bleus, gris et écru, offrant un cadre confortable et apaisé, malgré une ouverture directe sur un axe routier animé. Les assiettes traduisent un réel savoir-faire : une entrée hivernale d'une grande fraîcheur, portée par le végétal et une cuisson précise des couteaux, puis une poularde parfaitement maîtrisée, dont un travail autour des cuisses, relevé de soja et de raifort, apporte relief et caractère. Le dessert confirme cette recherche d'équilibre, jouant sur les textures, l'acidité des fruits rouges et un usage maîtrisé du rhum. En salle, une brigade nombreuse et stable assure un service fluide et rythmé, appuyé par une sommelière pertinente et une carte des vins riche, bien ouverte sur la Loire. Une table sûre, où la maîtrise technique prime, même si l'ensemble gagnerait à affirmer davantage un fil narratif pour franchir un cap supplémentaire.