L'enseigne a été soigneusement choisie. C'est donc un plaisir de retrouver Maxime Crouzil enfin chez lui. Avec Solène Mahoudo, il apporte par ailleurs à la ville la table qui lui manquait. La salle est lumineuse et confortable. Le tout petit salon et les cuisines semiouvertes apportent ce qu'il faut de chaleur. La formule du midi, en semaine, constitue une première approche pour découvrir ce duo qui ne manque pas de technique. Les suggestions du soir en témoignent davantage encore. Le registre est classique, rassurant et gourmand. Ainsi, au pâté en croûte répond un cromesquis de saint-jacques au curry noir agrémenté d'un coulis d'artichaut barigoule. De son côté, le pigeonneau joue gagnant en s'associant au chou et foie gras. Un jus au porto souligne l'ensemble. Mandarine poêlée, chocolat et vanille assurent un final souriant. Service fort sympathique et cave… en devenir.