Installé dans une villa arcachonnaise aux volets bleus, à l'écart du front de mer, Ko Sometsuke assume un métissage sino-japonais-khmer-français cohérent et personnel. Le décor, entre estampes, mur de porcelaines bleu-blanc et cour couverte sous une vieille vigne, séduit d'emblée. En cuisine, l'ambition se confirme. Les dim sum maison, à la pâte translucide et aux farces raffinées, relevés d'une sauce sésame, comptent parmi les réussites. Les larmes du tigre, bœuf mariné et sauce au tamarin khmer, ont du peps, tandis que le tapioca au lait de coco et mangue clôt le repas sur une note fraîche et simple. Le service repose sur un serveur impliqué, fils de la cuisinière, courtois et pédagogue, qui explique les plats et veille sur chacun malgré l'affluence. La carte des vins, courte mais soignée, met à l'honneur de belles signatures bordelaises, complétées d'une sélection au verre bienvenue.