Un quartier bien choisi-celui des halles Saint-Louis-, une salle lumineuse aménagée sans démesure décorative, une arrière-cour sympa, une cuisine du marché bistrotière en diable, un accueil et un service vitaminés assurés par Isabelle Portugal, une courte carte des vins à vous faire renoncer illico au dry-january… Tout est donc en ordre pour passer le meilleur des moments. Si le soir on est sur un registre tapas et " assiettes à partager ", à l'heure du déjeuner, le menu à l'ardoise est pour le moins convaincant. Dans ses petites cuisines ouvertes, Laëtitia Uguen (une ancienne du Globulle Rouge) envoie des plats réjouissants. Par exemple, une poêlée de coques. Une entrée toute simple… tout simplement sympa. Elles sont ultra-fraîches, juste cuites comme il faut et relevées de pimenton de la Vera parfaitement dosé et de quelques herbes qui ne font pas que de la figuration. Quant au boudin noir maison, il s'accompagne d'une belle purée de pommes de terre. Pour sacrifier à la mode du moment, le flan pâtissier à la cardamome ne démérite nullement. Pas de carte des vins à proprement parler, mais des propositions orales formulées par Isabelle. On peut aussi se diriger vers les étagères où sont exposées une trentaine de bouteilles. Carte très engagée avec majoritairement des vins bio ou nature sélectionnés par Isabelle elle-même. En val de Loire, domaine du Pouce-pied, domaine des Pierres Meslières, vins de Pauline Lair, alsace du domaine Pépin des frères Dietrich, cave coopérative des vignerons d'Estezargues...