On s'applique ici à distiller une bonne dose de folklore à la clientèle, ravie, spécialement si elle vient de l'étranger, de retrouver tous les codes bistrotiers parisiens, les profondes banquettes tendues de pourpre, le coude à coude, les moulures, la vaisselle chinée et forcément dépareillée, le zinc Nectoux… Mais ce Café Max est beaucoup plus que cela, parce que c'est l'excellent Frédéric Vardon (3 toques au 39V, avenue George V) qui veille sur les lieux, élaborant une belle ardoise où l'on retrouve tous les classiques, le filet de hareng pommes à l'huile, le rognon de veau à la normande, le filet de bœuf Rossini aux truffes noires, les crêpes suzette ou la tarte tatin. Les assiettes sont généreuses, les produits tiennent la route, les serveurs jouent la juste partition, entre fausse connivence et efficacité, et la cave est un peu fourre-tout mais pas trop chère.