Sans copier les bouillons parisiens, la version de Christophe Aribert s'inscrit plutôt dans une belle déco 1950-1960. On est plongé dans un esprit Nouvelle Vague, à la fois esthétique et démocratique, suspensions globe, banquettes en moleskine et tables individuelles en gros bois, murs carrelés et grande hauteur sous plafond. On mange vite et assez bien, des classiques de brasserie avec une pointe de régionalisme plaisante, comme les incontournables œufs mayo à seulement 3,50 €, une salade grenobloise, le saint-marcellin rôti au miel de montagne, les ravioles de Royans à la crème de chèvre-miel, les coquillettes au jambon truffé, la saucisse au bœuf des Alpes et polenta, le riz au lait de grand-mère, au caramel beurre salé. Vin au pot.