La forte affluence au déjeuner (beaucoup d'habitués parmi les cadres du quartier, qui viennent s'encanailler à bon compte) est le signe que s'attabler chez Clément Barbot n'a rien d'une corvée. Dans cette ambiance de franche ripaille, la cuisine se borne principalement aux valeurs (très) sûres, la terrine de canard, les œufs mayo (qu'on peut agrémenter de truffe noire pour ceux qui aiment dépenser sans trop se poser de questions sur les provenances), le paleron de bœuf braisé au vin rouge ou sur le poisson du jour, un joli cabillaud et purée de topinambours le jour de notre dernier passage. On ajoute une généreuse tranche de stilton avant d'enchaîner sur un aérien soufflé au chocolat pour une séquence qui vous emporte logiquement aux alentours des 50 euros. Cave cohérente, service à la bonne franquette.