Le syndrome en vogue "peu de moyens, beaucoup de prétention" n'affecte pas cette petite table du quartier des antiquaires où la modestie et la probité sont exemplaires. Le jeune service féminin joue l'accueil et le service avec naturel et gaieté, et le cuisinier unique derrière sa cloison vitrée parvient à gérer la vingtaine de couverts sur des recettes sûres de l'époque : velouté de chou-fleur et serrano, œuf parfait et pancetta, haddock fumé et granny, pour les trois entrées bien représentatives du bistrot d'aujourd'hui. Les plats ont un peu plus de mal à confirmer la toque, mais la volaille farcie à la sauge ne démérite pas, avec un risotto d'orge perlée abondant, et un jus au cidre, terminant par un crumble pomme myrtille assez simple. Petite cave d'appoint correcte en tarifs.