C’est un classique, une maison qui a inscrit ses lettres de noblesse il y a bien longtemps, et qui est presque indispensable. Les toques ne brillent plus comme jadis, mais Arnaud Bouxirot se débrouille pour maintenir 1 toque et un niveau convenable, qui fera plaisir aux habitués. Du traditionnel rassurant après les mises en bouche un brin pataudes, avec le carpaccio de poulpes sauvages de Palamos, aïoli au wasabi, tobiko au yuzu, qui donne de la mâche et du sens, le dos de maigre de Corse Label rouge rôti sur le plat, pulpe de patate douce, sauce vierge à l’huile d’olive du moulin Partégal. Dessert travaillé (dans l’esprit de la piña colada, crémeux chocolat ivoire et coco vierge d’ananas…), accueil et service appliqués et gentils, cave régionale correctement fournie (les étoiles de 1 à 3 pour la puissance du vin, c’est un peu étrange), peu renseignée quand c’est le jour de repos du sommelier. Le nouveau chef est Thomas Richieri, à suivre...