Le chef est généreux, il en rajoute volontiers. Vous avez choisi le quatre services, vous recevez à peu près le double, ce qui permet en effet de bien goûter cette cuisine qui a valu l'an passé les trois toques à Matthieu Girardon. Confirmation cette année avec cette belle assise technique d'un chef à maturité. Il a trouvé sa signature dans cette récurrence de touches d'acidité sur des goûts profonds, réconfortants, et de saveurs légèrement fruitées, qui lui permet de se démarquer légèrement sans bousculer les clients. Des plats aboutis qui assurent le plaisir, foie gras poêlé et travail autour du maïs, crémeux et espuma crème balsamique, omble chevalier juste nacré, déclinaison betterave purée, œufs de poissons marinés, émulsion et jus betterave, un plat bien équilibré sans renverser la table, avant un excellent dessert aux agrumes, mousse fromage blanc avec un cœur agrumes, sablé à l'amande grise glace au yaourt grec sous un espuma d'agrumes au poivre sauvage. La cave est logiquement tournée vers la Bourgogne, belle sélection de vignerons indépendants, beaucoup de très bons, Perrot Minot, Georges Roumier, Arnoux-Lachaux (Vosne Romanée 2016 390€), Noellat, Trapet, Mortet, Rousseau (Clos de la Roche 2016 à 590€), à des tarifs relativement réglos, mais sans beaucoup de petites quilles. Service bien formé, au service du client, discret et souriant.