Nolwenn CORRE
Cheffe : 1 restaurant À la tête de l'auberge familiale depuis 2014, Nolwenn Corre a transformé l'établissement en un hôtel-restaurant moderne à la pointe du Finistère, portée par un terroir exceptionnel et une énergie communicative.Présentation
Quelle énergie ! Le vent breton de la pointe du Finistère souffle dans le bon sens pour Nolwenn Corre, jeune cheffe au dynamisme permanent depuis qu'elle a repris, en 2014, les cuisines de l'auberge familiale, achetée par ses grands-parents en 1954 et tenue ensuite par ses parents. Pourtant, rien n'était acquis pour Nolwenn, qui avait fait ses armes un peu partout en France.
De la Corse au Finistère, une vocation révélée
En 2014, elle travaille au Marinca en Corse, aux côtés de Jean-Luc L'Hourre, et ne se sent pas encore prête à prendre la relève. C'est lors d'une visite de ses parents à Propriano que l'idée germe. Le chef la pousse, lui donne confiance et accepte même de venir deux mois en Bretagne pour l'accompagner dans ses débuts. La nomination comme Jeune Talent Gault&Millau achève de la conforter dans cette voie : « Ce sont des étapes marquantes, qui vous aident à vous construire ».
Dix ans de transformation, de l'auberge au gastro
Depuis, la maison s'est métamorphosée. Un bistrot a été créé pour affiner la partie gastronomique, les couverts sont passés de 80 à une trentaine au gastro, un spa a été aménagé dans le jardin et deux chambres supplémentaires construites. Aujourd'hui, Nolwenn peut se consacrer aux détails : céramistes, arts de la table, bien-être des salariés. « On a bouclé la grande partie entrepreneuriale, on peut enfin peaufiner la prestation ».
Un terroir d'exception au service de la cuisine
La tête bien faite et l'esprit libre, la cheffe reste attentive à son environnement. La mer, l'élevage, la culture maraîchère : elle est convaincue de disposer de « l'un des plus beaux terroirs de France ». Son arrivée a coïncidé avec l'essor des circuits courts, les producteurs locaux se désolidarisant des grands groupes pour développer la vente en direct. « Cela a été décisif et gagnant-gagnant, permettant à chacun de progresser vers l'excellence ».
Seul nuage dans cet océan bleu : la pêche, de plus en plus compliquée. Restrictions, raréfaction du bar, du maquereau ou même du tourteau, autant de contraintes qu'elle intègre dans sa cuisine. Le moral reste néanmoins au beau fixe : « S'il fait beau, c'est 50 % du travail qui est fait ! », lance-t-elle à ses équipes.