Juliette LEBLOND
Sommelière : La Bise Sommelière passionnée, appréciant réellement le contact avec la clientèle, Juliette Leblond n'est pas étrangère au succès que connaît le restaurant La Bise, au Havre.Présentation
« J'ai grandi dans un petit village près de Lillebonne, en Seine-Maritime, auprès d'une mère manager à la Poste et d'un père qui travaillait chez Total. Rien qui ne me prédestinait à rejoindre le monde de la restauration. » Et pourtant, une fois son bac STMG en poche, la jeune femme prend pleinement confiance de son goût pour le contact avec la clientèle. Elle suit une mise à niveau au lycée pro de Douvres-la-Délivrande, près de Caen, suit l'option service, apprend les bases de la dégustation de vin, ce qui la passionne très rapidement. « Pourtant, dans mon entourage, on a tenté de me décourager. Les horaires en décalé, les week-ends à travailler, on a tout essayé pour me faire changer de voie. »
Une parenthèse enrichissante à Étretat
Elle rejoint pourtant le lycée hôtelier de Canteleu, dans la banlieue rouennaise, pour y suivre une mention complémentaire en sommellerie, tout en travaillant en alternance dans l'une des plus belles tables gastronomiques de la région, le Donjon, sur les hauteurs d'Étretat. Auprès du chef d'alors, Gabin Bouguet, et de son sommelier Arthur Briand, la jeune Juliette apprend vite, goûte beaucoup tout en assurant des extras au Bel Ami, dans le centre d'Étretat, également propriété d'Omar Abodib. « Au Bel Ami, le principe était d'accompagner les clients en cave, d'échanger avec eux pour les aider à choisir leur bouteille. J'adorais ça », se souvient la jeune femme. À l'été 2023, elle quitte néanmoins la charmante station balnéaire pour s'installer au Havre, Chez René tout d'abord, dans les halles, puis Chez André où, seule en salle, elle prend confiance en elle.
Fin 2024, elle cherche néanmoins à rejoindre une table plus ambitieuse, avec une cave à vin plus développée. Elle postule à La Bise, où son compagnon Loïc Lourmière est chef (« mais cela n'a pas joué dans mon choix », précise-t-elle), et où elle est aujourd'hui sommelière en charge de la cave, jusque-là confiée en consulting au Meilleur Ouvrier de France Benjamin Roffet. « Les propriétaires de l'établissement, Lucie Guillot et Benjamin Dero, me font confiance. Notre cave est courte, une vingtaine de références seulement car nos capacités de stockage sont très limitées, mais c'est justement ce qui me permet de faire tourner les références rapidement. Cela évite ainsi toute routine, comme en cuisine, où Loïc conçoit sans arrêt de nouveaux plats. »