Située sur la rive droite du Rhône, l’appellation saint-joseph s’étend sur près de 60 kilomètres, du nord au sud, entre Chavanay et GuilherandGranges, face à Valence. Son décret d’appellation d’origine contrôlée, publié en 1956, n’englobait alors que six communes. Révisé à deux reprises, il couvre aujourd’hui 1415 hectares de vignes, plantés sur 23 communes des départements de l’Ardèche et de la Loire.
Laetitia Gautheron
Lieu-dit Digue 2024 – Yves Cuilleron
Une cuvée 100 % roussanne dont le cépage s’exprime pleinement avec des arômes d’ananas, d’abricot, de jasmin et des notes de miel, de clou de girofle et de fumée. Le vin est ample et généreux avec une texture veloutée qui reste fraîche et digeste. Les saveurs de fruits (pêche, citron, kumquat) s’harmonisent avec des nuances florales. La finale est persistante, marquée par une belle minéralité et beaucoup de longueur. À boire dès maintenant ou à mettre en cave, au choix.
Le nez exprime un tout petit peu d’évolution avec des arômes de fruits secs, de noisette, d’amande, de fleurs séchées et une pointe pétrolée. En bouche, l’attaque est vive, suivie d’une texture ronde, accompagnée d’une amertume bien intégrée, avec des notes de confiture de coing aux zestes de pamplemousse. Un vin fin et salin avec une finale anisée.
Le nez nous emporte dans un joli cocktail complexe et défini : mangue, abricot sec, clémentine confite, piment et eau de tomate. En bouche, l’équilibre est présent, charnu et musclé sur un fruit jaune élégant, avec une impression minérale et florale qui donne un ensemble soyeux et délicat. Belle finale épicée, comme un léger saupoudrage de cannelle et de noix de muscade.
Ce vin présente une robe dorée prononcée. Le nez est frais, légèrement boisé mais bien intégré avec des arômes agréables de miel de châtaignier, de noisette, de poire et d’eucalyptus. En bouche, c’est juteux et mûr avec des notes de pêche, d’abricot caramélisé et de fleurs. L’élevage en fût apporte encore quelques tanins légèrement asséchants, mais qui s’atténueront avec le temps. La finale pâtissière, entre la vanille et la fleur de sel, combinées à de jolis amers, conclut un ensemble avec matière et tension. Un vin lumineux.
26 €
91/100
Le Berceau 2023 – Bernard Gripa
Le nez est flatteur et ne manque ni d’élégance ni de gourmandise avec ses notes de fleur de sureau, jasmin, gâteau aux amandes et mirabelle. L’attaque est douce et nous emporte dans une belle suavité. C’est riche et plein de fruits avec ce qu’il faut de fraîcheur. Les notes épicées prolongent la dégustation vers une finale saline et citronnée. Un vin fait pour la table.
40,30 €
91/100
Saut de l’Ange 2024 – Pierre-Jean Villa
Un nez discret mais bien fait : thé vert, mangue, pêche, pivoine et une petite touche poivrée. La bouche est plus expressive, c’est ample et puissant avec des notes briochées et de fruits mûrs rôtis aux épices. La finale apporte longueur et énergie.
Le nez est une explosion de fruits rouges (cerise, fraise des bois), de fleurs (pivoine, jasmin) et de poivre (Sichuan, Timut), doté d’un côté zeste d’agrumes. La bouche est soyeuse et délicate, tendre et réconfortante comme une pointe de velours déposée sur les lèvres. Les épices apportent une finale longue, aérienne et énergique. C’est beau.
Un vin qui réveille dès qu’on y met le nez et qui nous emporte vers des arômes de cacao torréfié, de mûre écrasée, de Zan et de violette. La bouche offre une bonne dynamique associée à la gourmandise des notes de cerise noire, de cannelle et de gingembre. Un saint-joseph tonique et singulier qui développe une approche fraîche et délicate. Un vin avec une belle lumière.
Un vin qui nous embarque dans le fauteuil du grand-père, ça sent le cuir, le tabac blond mais aussi le poivre et le chutney de figues. À la dégustation, c’est très dynamique avec un joli jus de fruits noirs et de la vivacité. Les tanins sont encore un peu fougueux, mais ils vont s’affiner rapidement pour accompagner une finale menthe/chocolat de qualité.
Le nez est profond avec une belle expression de violette, de myrtille, de cuir et de cèdre. En bouche, la texture est tout en velours avec des tanins croquants. L’élevage en amphore donne une impression de tension cristalline, accompagnée de jolis amers salivants. L’équilibre, le toucher de bouche tout en soie et la longueur poivrée font de ce vin un compagnon idéal pour une soirée entre amis. Une aération au préalable ne sera pas inutile.
Les Serines du Lay 2023 – Domaine Romain d'Aniello
Le nez évoque un petit déjeuner bien au chaud avec chocolat au lait, pain grillé et confiture de mûres. Quelques arômes de poivre titillent les narines et les papilles. Un bouquet de fleurs et d’eucalyptus enrobe les fruits frais et la vanille pour un vin racé alliant vivacité et énergie. Les tanins, encore jeunes, freinent ce joli vin qui ronronne et ne demande qu’à rugir. À consommer dans un an ou après un carafage de deux heures.
Le nez exprime une belle typicité des syrahs du Rhône nord avec des arômes de cassis, de violette et de graphite, relevés par des touches balsamiques et poivrées. Le vin garde une jolie tension tout au long de la dégustation, ce qui lui permet de trouver l’équilibre idéal entre buvabilité et puissance. C’est concentré tout en étant harmonieux, avec de la douceur tout en restant frais. Ne pas hésiter à l’encaver encore quelques années.