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Pourquoi les vins du sud de la Corse restent si secrets

Pourquoi les vins du sud de la Corse restent si secrets

En Corse, la viticulture est un pilier économique historique. Un peu moins de 6000 hectares de vignes (dont la moitié en AOP) sont cultivés tout le long de ses côtes. Dans le département de la Corse-du-Sud, Figari et Porto-Vecchio, deux dénominations géographiques au sein de l’AOP régionale corse, sont situées à l’extrême sud-est de l’île. Ces appellations à taille humaine savent retranscrire l’identité insulaire grâce à des cépages traditionnels et à des vignerons passionnés.

Laetitia Gautheron

Des terroirs sauvages

L’appellation corse porto-vecchio s’étend sur toute la façade est, de Sari-Solenzara au nord jusqu’à Bonifacio au sud. Les vignes sont plantées sur une diversité de sols, entre mer et maquis, dominées par le granite et des arènes siliceuses. Ces terrains drainants forcent la vigne à puiser ses ressources en profondeur. Les fortes températures sont régulées par les embruns marins et les pluies apportées par la montagne, dont profitent quatre domaines qui cultivent 85 hectares de vignes. À proximité de Bonifacio, l’appellation corse figari représente le vignoble le plus méridional de l’île et historiquement l’un des plus anciens. Les premières vignes sont apparues dès le Ve siècle av. J.-C sur ce plateau granitique, fermé par un arc de cercle montagneux et ouvert aux influences de la mer. Balayé par des vents puissants, l’environnement y est aride et rocheux. Sur trois communes de 159 hectares de vignes, neuf vignerons supportent ces conditions climatiques rudes, où la concentration des baies est naturelle.

1Des cépages autochtones

À Figari comme à Porto-Vecchio, les cépages sciacarellu et niellucciu mènent la danse pour l’élaboration des vins rouges et rosés, accompagnés du grenache. Les cépages secondaires se partagent entre variétés continentales – carignan, cinsault, mourvèdre, syrah – et variétés autochtones, telles que le barbarossa, l’aleaticu, le carcaghjolu neru et le minustellu. Les rouges de Porto-Vecchio se distinguent par leur rondeur et leur élégance, avec des notes de fruits rouges mûrs et d’épices. Les rosés, à la robe pâle, sont frais et vifs. À Figari, les vins rouges sont souvent considérés comme les plus robustes de Corse, offrant une trame tannique, des arômes naturels de maquis, de cuir et de fruits noirs, tout en maintenant une grande finesse. À l’instar des rouges, les rosés possèdent du corps et une personnalité épicée qui en font de vrais vins de gastronomie. Le Vermentinu (également appelé malvoisie de Corse ou encore rolle en Provence) règne sur les vins blancs. C’est le seul cépage obligatoire, il peut également être assemblé avec d’autres cépages patrimoniaux comme le biancu gentile, le codivarta et le genevose. À Porto-Vecchio, les blancs expriment une minéralité saline accompagnée de notes fruitées et florales d’aubépine et d’amande. À Figari, ils sont amples et riches, avec les arômes floraux typiques du vermentinu et de beaux amers en finale, qui expriment le terroir granitique.

Les vins de Corse en chiffres

  • 5 955 hectares de vignes plantés en Corse
  • 295 producteurs
  • 54 millions de bouteilles produites chaque année
  • 1 % de la production nationale
  • 68 % de la production de vin représentée en rosé
  • 9 AOP
  • 1 IG
Cet article est extrait du guide Provence-Alpes-Côte d'Azur. Celui-ci est disponible sur le e-shop Gault&Millau.
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