Nos 6 coups de cœur en Côte roannaise à goûter sans attendre
Il y a un peu plus de 30 ans, en 1994, la Côte-roannaise devenait une appellation d’origine contrôlée. Si cette appellation est relativement récente, le Roannais détient une implantation viticole très ancienne. Avant la crise du phylloxéra, à partir de 1863, le vignoble comptait jusqu’à 18 000 hectares de vignes. Son histoire commune avec celle de la Bourgogne et du Beaujolais a permis au gamay de faire son apparition dans la région et de devenir le cépage signature de l’appellation.
Laetitia Gautheron
Diogène 2023 – Domaine des Pothiers
Le nez indique déjà une belle richesse avec des arômes de figue, de compote de fruits rouges, de cerise, de poivre et une petite sensation résineuse. En bouche, on a cette aromatique de tapis d’aiguille de pin qui apporte de la fraîcheur à une texture veloutée et ronde. C’est très épicé avec de la réglisse et du clou de girofle. La fraise des bois et la framboise apportent une note acidulée, tandis que les amers en finale donnent une complexité qui transporte. Ce vin élevé en amphore est l’un de nos coups de cœur.
Gourmand avec une touche de framboise concentrée, élégant avec les notes de rose et de violette séchées, et du caractère avec une pointe fumée. Un vin comme on les aime, plein d’énergie, qui nous fait décoller tout en nous donnant un grand bol d’air frais. Sa texture poudrée et ses tanins moelleux apportent une sensation enveloppante et réconfortante sans jamais se départir de sa fraîcheur. Une finale longue de poivre noir sur fond de cassis.
Après une oxygénation, le vin gagnera en intensité pour dévoiler des arômes de framboise, de cassis, de poivre, de cumin et de graphite. On apprécie sa texture fluide et soyeuse. C’est gourmand et élégant avec une très belle énergie. Sa jeunesse lui donne une tension qui vous réveille ainsi qu’une finale dynamique sur des notes de menthe fraîche, de fruits rouges et de poivre. Un vin qui peut être conservé.
Le nez du vin se définit ici comme un parfum enivrant et engageant de poivre blanc et noir, de cuir et de pivoine. En bouche, l’attaque acidulée introduit une belle texture soyeuse et élégante. Ni trop riche ni trop léger, le vin présente une sensation ronde et rafraîchissante, marquée par une impression graphite, avant de s’achever sur de longues notes poivrées et réglissées. Une bouteille que l’on n’oublie pas, et c’est tant mieux.
Le nez est déjà intense avec des arômes de fumée, de fruits noirs concentrés (cassis, mûre) et de poivre. Lors de la dégustation, on retrouve une acidité qui accompagne une bouche avec une belle profondeur. Les fruits sont toujours présents et la finale, relevée par une note de gingembre, donne un beau pep’s. Les tanins sont encore un peu jeunes et serrés et nécessiteront une aération, ou un peu d’attente, afin de les affiner et de permettre au vin de dévoiler tout son potentiel.
Le gamay dans toute sa splendeur dans cette cuvée tradition. Le nez dévoile des arômes de fruit noir, de poivre, de fumée et d’eucalyptus. En bouche, c’est rond et juteux. Un vin plaisir qui s’adaptera pour toute occasion, et, vu le prix, on ne s’en privera pas.