Édouard Hirsinger, chocolatier au sommet
Une seule boutique sous les arcades d’Arbois, un seul laboratoire, une production volontairement limitée : le Meilleur ouvrier de France, Édouard Hirsinger, a fait le choix de rester artisan quand d’autres auraient transformé leur succès en empire. Un pari qui lui vaut une réputation dépassant les frontières jurassiennes.
À peine installé sur la terrasse aux chaises colorées de la boutique-salon de thé, Édouard Hirsinger salue presque tous les passants. À Arbois, tout le monde le connaît et avec son col bleu, blanc, rouge de Meilleur ouvrier de France, il ne passe pas inaperçu. Célébrité locale, ce chocolatier aurait pu choisir de surfer sur la vague, produire plus pour ouvrir davantage de boutiques et devenir l’une de ces stars ultramédiatisées du chocolat. Ce n’est pas la voie qu’il a choisie, il a préféré conserver un point de vente et un seul lieu de production niché dans l’arrière-boutique. Loin du tape-à-l’œil, le travail d’Édouard inspire cependant les plus grands professionnels du monde chocolaté et les connaisseurs viennent de loin pour déguster ses produits uniques, parfait équilibre entre un héritage familial et une créativité personnelle débordante.
Chocolats mémoire
En bonne Arboisienne, j’ai moi-même fréquenté la boutique Hirsinger depuis mes plus jeunes années, chipant peu discrètement les fameux galets – un fourrage à base de praliné amandes et de chocolat noir enrobé d’une fine meringue au délicieux goût de reviens-y – présentés sur un gigantesque plateau à hauteur de mes yeux d’enfant...
