Gault&Millau

Logo Gault&Millau
Mon G&M

48 h à Compiègne

Hauts-de-France/2026

48 h à Compiègne

Une cité historique qui vit bien dans son siècle, sous-préfecture animée au centre agréable et dynamique. Qualité de vie, environnement, grand poumon vert jouxtant la ville : les Compiégnois ont tout ce qu’il faut pour être heureux et le partager avec les visiteurs.

Les écoliers entendent son nom à plusieurs reprises dans l’histoire de France. Charles V y élève un premier château à la fin du XIVe siècle, tandis que Jeanne d’Arc est capturée en 1430 tout près de Compiègne par les Bourguignons et livrée à l’évêque de Beauvais, Pierre Cauchon, allié des Anglais. On connaît la suite… Louis XV fait reconstruire le château sous sa forme actuelle par l’architecte Ange-Jacques Gabriel. Son petit-fils Louis XVI y passera peu de temps… Napoléon Ier en fait une résidence impériale, qu'il fait réaménager avant d’y accueillir sa seconde épouse, Marie-Louise d’Autriche, pour une première nuit conjugale. Le Second Empire s’avère indissociable de Compiègne, Napoléon III appréciant particulièrement le château. Il y organise avec l’impératrice Eugénie les fameuses « séries » rassemblant une centaine d’invités – souverains, diplomates, artistes, scientifiques… – pour quatre à six semaines durant lesquelles les contraintes de l’étiquette s’oubliaient. 

À l’époque contemporaine, la magnifique forêt de Compiègne est le lieu choisi par le maréchal Foch pour conclure l’armistice du 11 novembre 1918, dans le wagon de Rethondes devenu célèbre. En 1940, Hitler exige que le nouvel armistice, en sa faveur, soit signé dans le même wagon, qui sera ensuite transféré à Berlin et incendié avant l’arrivée des Alliés en 1945. On visite aujourd’hui au Mémorial de l’Armistice, à dix minutes du centre-ville et au cœur de la forêt, une réplique de ce wagon qui est en fait un jumeau de l’original aménagé à l’identique, produit dans la même série. 

Outre le château aux belles collections, dont de somptueux traîneaux et carrosses des siècles passés, on admirera l’hôtel de ville, érigé au début du XVIe siècle dans un style gothique flamboyant, tout comme les églises Saint-Jacques et Saint-Antoine, tous les trois classés monuments historiques. La promenade verte en forêt de Compiègne pourra être suivie de la visite du stupéfiant château de Pierrefonds, dans un site de conte de fées. Sur la base d’un château fort du XIVe siècle, avec tout ce qu’il faut de tours, donjons et mâchicoulis, il a été entièrement revu à la sauce néogothique par le génial Viollet-le-Duc, l’architecte-restaurateur de Notre-Dame de Paris, à la demande de Napoléon III.  

Le cœur battant de la ville est fort agréable, en partie piétonnier et très animé commercialement. Les artisans de bouche y sont nombreux et l’une des artères les plus giboyeuses en la matière, la rue Saint-Corneille, y accueille sur toute sa longueur un grand marché le mercredi et le samedi. Tout près de l’hôtel de ville, la rue des Pâtissiers est aussi charmante que gourmande. Les Compiégnois apprécient les spécialités picardes que l’on trouve dans quelques restaurants de terroir (caqhuse, ficelle…) et les locaux « Picantins », noisettes grillées enrobées de chocolat évoquant ces personnages éponymes sculptés sur l’horloge du beffroi. 

Devenez Partenaires