L'axe choisi de produits locaux et de saison travaillés maison, précisé en baseline de l'enseigne comme "bistrot responsable", est naturellement vertueux et porteur, dans ce lieu si joliment arrangé sur deux niveaux, comme le café nostalgique d'un charmant village au pied de la Sainte-Victoire. Cela ne fait pas une cuisine pour autant, mais la bonne volonté affichée par toute l'équipe aide aussi à remplir la maison, et apprécier la carte du moment, la tarte façon pissaladière et filet de rouget, le poulpe présenté comme la spécialité du chef (pourquoi pas ?) rôti au chorizo et palourdes, risotto de riz de Camargue avant le dessert fraise limoncello. Le cadre, la gentillesse du service, l'implication pourraient effectivement servir le terroir par des assiettes encore plus simples et directes. Cave régionale et même locale, vin au verre d'une coopé proche à 9 €.