Le Chalet du Sire
Station La Féclaz - Route du Sire, 73230 Les Déserts, France
8 PHOTOS
Infos pratiques
- Lieu
- Les Déserts
- Chef
- Kévin VaubourgLucille Routin
- Cuisine
- Français | Gastronomique
- Truc en +
- Terrasse
- Style
- Cadre d'exception, En altitude, Romantique
Budget
(€)
A titre indicatif par pers. (hors boissons)
62 à 95
L'avis de Gault&Millau 2026
Table Remarquable
Dans la montagne du Revard, les sentiers du Sire sont bien connus des randonneurs. À près de 1500 mètres d'altitude, ils offrent cette vue spectaculaire sur le lac du Bourget dans toute sa profondeur et attirent chaque jour les amateurs d'air frais et de grands espaces. Là-haut, un petit chalet aux allures de cabane en bois n'attendait finalement que l'arrivée de deux jeunes chefs pour trouver de nouveaux atours. Kévin Vaubourg et Lucille Routin connaissent bien les Alpes françaises et suisses, leurs produits, leurs herbes et cette cuisine de montagne qui sait rester simple sans devenir simpliste. Passés notamment auprès d'Emmanuel Renaut et d'Anne-Sophie Pic, ils ont appris la cueillette, le végétal, les goûts francs et les équilibres contemporains. Au Chalet du Sire, ils proposent aujourd'hui un menu imposé, en 4, 6 ou 8 temps, à un prix défiant presque toute concurrence. Dès les premières bouchées, les Alpes s'invitent à table avec quelques clins d'œil bien sentis aux trésors régionaux, jusqu'au farcement savoyard. Puis arrive une tomate cœur de bœuf accompagnée de crème crue de l'Écrin. Le kombucha à la verveine apporte une fraîcheur bienvenue et donne immédiatement le ton de cette cuisine alpestre, végétale et sauvage. Le gnocchi de betterave, purée et pickles, associé à un condiment de myrtille, joue intelligemment cette partition violette désormais familière. Quelques touches de brochet fumé viennent apporter la salinité qui manquait à l'ensemble. Mais le grand moment du repas arrive avec le lavaret, parfaitement cuit, accompagné de shiso vert. Une note de menthe poivrée fait presque danser la lambada au poisson sans jamais le dénaturer, tandis que la capucine apporte une jolie pointe moutardée. Très réussi. Le cochon des Bauges, venu du Châtelard et cuit au barbecue, est également de très bonne facture. On aurait aimé un jus un peu plus gourmand, mais son accompagnement de pain pita au boudin noir et de petits éclats de couenne soufflée façon pop-corn fait mouche. Et puis viennent les desserts. Le trio s'affaire et monte en quelques instants deux desserts absolument ébouriffants de simplicité. D'abord une opaline de camomille et une mirabelle confite : jeu de textures, légèreté, fruit propulsé au premier plan et parfum floral qui reste délicatement en bouche. Quel beau dessert ! Puis des gavottes, agastache et mélisse rencontrent une ganache au chocolat infusée aux baies de genièvre : là encore, peu d'effets, mais beaucoup de justesse. La carte des vins propose déjà un joli tour de la région. Elle reste encore courte, ce qui est assez logique pour une maison qui vient d'ouvrir, mais l'équipe a manifestement les bonnes maisons en main.
Plan
HORAIRES
- LU
- MA
- ME
- JE
- VE
- SA
- DI
-
Kévin Vaubourg Chef
Kévin Vaubourg Chef -
Lucille Routin Cheffe
Lucille Routin Cheffe