D’un chef à l’autre, d’une idée à une autre, d’une équipe de salle à une autre, nous essayons de suivre cette valse un peu permanente dans ce lieu au charme et au chic incontestables. Ne nous avançons pas trop en citant le chef actuel. Ce que nous avons goûté cette année avait de l’allure dans une certaine simplicité, sans trop de risques : berlingot de poisson bleu, fromage blanc fumé, granité de radis et vinaigrette d’aneth, soupe de moules «contemporaine», malgré un dressage un brin vieillot, pamplemousse brûlé et pistes à la sétoise, magret d’agneau de Sisteron au barbecue, aubergine braisée au vin rouge, un joli plat savoureux, dessert «du jardin provençal» avec un jus de concombre anisé et sorbet garrigue. Carte très fournie en région, les autres, sauf le Bordelais, sont assez fièrement représentées.