Derrière une façade discrète du 11e arrondissement, le lieu propose une cuisine contemporaine d'inspiration asiatique, coréenne plus précisément, réfléchie et dénuée de clichés. Les plats vont à l'essentiel, jouent sur les textures, les acidités et l'umami, avec une réelle intelligence culinaire. La carte, courte et saisonnière, affirme une vision claire, renforcée par une sélection de vins naturels et de boissons sans alcool particulièrement bien pensées (un accord hybride étant d'ailleurs possible). Ce jour-là, le mandoo, servi au deuxième temps, se distingue par une cuisson parfaitement maîtrisée, allégé par un verjus apportant une acidité douce, presque vineuse, tandis que la crème de parmesan ajoute umami, rondeur et profondeur, sans jamais saturer le palais. La rencontre entre tradition asiatique et grammaire gastronomique française (travail de la sauce, liaisons, acidité maîtrisée) est ici pleinement réussie. En revanche, le confort est minimal et le service se montre occupé et un peu distant.