Au coin de la rue du Pôle Nord, le Boréal a judicieusement choisi son nom. Les références nordiques s'arrêtent là, car le travail en cuisine proposé par Philippine Jaillet, à la pâtisserie, et Charles Neyers, est totalement éclectique, fruit du marché de saison, très concerné par le végétal. Les menus, longtemps cachés, sont visibles à l'œil nu et une carte est désormais proposée, prouvant que cette maison se modernise et va de l'avant : de belles mises en bouche, les asperges petits pois et fèves en entame de match, la seiche, kimchi wagyu xo et crème crue, le canard de Chalosse bien parfumé à la myrte corse saucisse de foie gras ay bbq jus au maquereau fumé et les desserts fouillés et savoureux, comme la tarte crème brûlée au vin jaune et fromage du Jura sabayon savagnin praliné morilles participent à de brillantes séquences, en 5 ou 7 services, à 92 et 128 €, en versions végétale ou omnivore. Des accords proposés pour les deux formules, extraits d'une cave déjà bien pourvue.