Un peu plus d'une décennie après la fermeture de l'hôtel Prouhèze, un peu plus bas dans le village, la commune et ses environs comptent essentiellement sur Cyril Attrazic et ses équipes pour exister sur la carte de la gastronomie. Vingt-cinq ans après avoir repris les commandes de la maison familiale, l'ancien élève d'Alain Ducasse au 59 Poincaré peut sans doute estimer que le contrat est rempli, les honneurs s'accumulant. Il n'est pourtant pas interdit de ne pas être totalement convaincu par cette cuisine dont on a l'impression, le plus souvent, qu'elle n'a essentiellement que son ancrage régional à proposer. Cela ne fait pas forcément des grands plats (le souvenir d'une asperge blanche tapée, pollen et pissenlit franchement décevante ou d'une canette maturée dans l'esprit d'une charcuterie qui a simplement oublié d'être gourmande, ou encore d'un dessert autour de la fraise franchement simpliste), d'autres sont heureusement plus enthousiasmants (un joli bœuf au couteau bien dans l'esprit de la région) ou simplement réjouissants, comme avec cet aligot qu'on se sert soi-même en usant d'une paire de ciseaux. Service semblant hésiter entre le costume peut-être trop large d'une grande maison et la simplicité de l'auberge d'antan, cave certes complète mais aux tarifs ébouriffants.