Claire CHAPDELAINE
Directrice de salle : Le Littré Issue d'une famille de restauratrices normandes, la cheffe Claire Chapdeleine perpétue l'héritage de sa mère et de sa tante en faisant revivre, avec son mari Grégory Colombier, une table bien connue d'Avranches.Présentation
Le Littré, restaurant emblématique d'Avranches, est une véritable institution qui fêtera son cinquantième anniversaire en 2027. Cet immeuble, originellement propriété d'un aristocrate, transformé en hôtel en 1830 (sous l'enseigne Hôtel de France et de Londres), fut repris en 1977 par Marie-Agnès Nivard qui y créa le restaurant. Elle ne le transmettra qu'en 2013 à Sébastien Godefroy, qui le débaptisera en Obione. « Bien que n'ayant pas fait l'école hôtelière et m'être engagée dans un cursus différent, j'ai repris à 23 ans le restaurant de ma mère, Les Bruyères à Gouvets, avec mon compagnon Grégory Colombier. Un lieu atypique, qui jouxtait une aire d'autoroute de l'A84 et auquel, fait rarissime en France, on pouvait accéder à pied depuis le parking de cette aire. »
De retour en salle après vingt ans aux fourneaux
Le couple de restaurateurs tient ce restaurant indépendant pendant 20 ans avant que l'opportunité de reprendre Obione, en liquidation judiciaire, ne se présente. « Nous habitons Avranches avec Grégory, et j'avais évidemment un lien affectif fort avec ce lieu où j'ai passé tellement de temps pendant mon enfance. Notre offre de reprise a été acceptée et nous avons accueilli nos premiers clients en 2023 dans ce Littré nouvelle formule. » Les premiers 18 mois sont intenses pour cette cheffe autodidacte, qui a appris la cuisine sur le tas, par obligation puis par plaisir, dans l'ancien restaurant de sa mère. « Au bout de deux ans, nous avons eu la chance de pouvoir embaucher un jeune couple, Mathieu et Amanda Blondel, lui cuisinier, elle pâtissière, ce qui nous a permis de franchir un cap. Grégory et moi avons pu rejoindre la salle et nous avons pu constater une véritable amélioration dans notre offre globale. Nous sommes tellement heureux de faire vivre à nouveau ce Littré auquel les Avranchinais sont tellement attachés. »